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 Elizabeth et Belzébuth ; dans mes oreilles le beat est bon

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MessageSujet: Elizabeth et Belzébuth ; dans mes oreilles le beat est bon   Sam 29 Déc - 2:15


Elizabeth et Belzébuth
« dans mes oreilles le beat est bon »



L’air est lourd, le souffle est court. Tout autour, il y a cette brume infinie de fumée, ce monde au travers de ses déboires. Les yeux fermés et le corps ouvert, il se perd au cœur des divagations. Peut-être pourrait-il tout bonnement se perdre dans le teenage wasteland, mais il n’en a tout bonnement pas envie. Il reste donc solidement accroché à son joint, juste assez pour converser un minimum de bon sens. Un minimum, mais pas assez. Ses yeux sont fixes sur la porte de la chambre d’Elizabeth, comme si elle pouvait apparaître à tout instant. Elle n’est pas à la maison, pourtant. Elle est sortie pour la journée, un truc de cinéma. Il ne s’en souvient plus. Ça n’a pas d’importance. Ses yeux s’ouvrent subtilement alors qu’il extrait un nuage de ses lèvres. Son corps s’enfonce un peu plus dans les coussins du canapé. Un soupir se glisse de sa bouche. Il grogne un instant avant de froncer des sourcils, puis au final, il se relève et va faire un tour dans la cuisine. Plusieurs assiettes traînent dans le lavabo, et quelques mouches essaient de s’en approcher. Neo les éloigne d’un mouvement de main bien léger, et puis au final, il lève les yeux au ciel. Le joint coincé entre ses lèvres, il ne porte pas attention à la cendre qui va se reposer contre le sol et relève ses manches. Autant faire quelque chose de constructif. Un rire léger le prend, à cette pensée. Quelque chose de constructif. La rigolage. Vidant le lavabo, il y fait couler de l’eau, grimace en voyant des traces de moisie dans les plats, goutte certains trucs qui lui semblent encore comestible. Au final, il laisse la tâche à moitié faite, son joint ayant tombé dans l’eau. Il le regarde sans comprendre une seconde, le repêche et l’observe. Une moue légère prend place sur ses traits et il lui dit adieu de la même manière qu’à un poisson rouge avant d’aller s’en rouler un autre. Fidèle à lui-même, il le baptise d’un nom particulier, soit Gaston, avant de l’allumer pour célébrer sa naissance.

De nouveau assis sur le canapé, il fronce des sourcils face à la pression de ses manches relevés contre sa peau. Quelque chose lui dit qu’il y a un manque de circulation. Il devrait les baisser, ça irait mieux. Oui, vraiment, il devrait. Et pourtant, il en a la flemme totale. Neo s’enfonce donc un peu plus entre les coussins, tire une fois, puis deux sur son joint, et oublie la pression qu’il n’aime pas forcément. Sur la table basse, une bouteille semble murmurer son nom. Neo ne peut tout bonnement pas laisser une belle sans attention. Ses doigts épousent donc ses courbes et il pose ses lèvres contre les siennes pour lui voler un peu de son nectar. Et la pauvre contre ses lèvres, elle gémit et elle susurre des promesses éternelles…des demandes sans appel. Et Neo, d’une générosité sans garde, ne peut tout bonnement pas s’empêcher d’exécuter sa demande et de la vider de toutes ses forces. Il la baise jusqu’à l’infini, il la fait sombrer dans l’oubli. C’est sa jumelle qui, par la suite, capte son attention. Neo lui fait son plus beau sourire et se perd au travers de ses courbes, et beaucoup plus énergique, la vide de toute son liquide en moins de cinq minutes. Enfant délaissé, son joint l’appelle pour être consumé. Neo ne se fait pas prier.

Ces trois maitresses satisfaites, il ferme les yeux une seconde. Le monde semble tourné et le wasteland l’appeler, mais il n’y prête pas attention. Dans les haut-parleurs, la voix de Bob Marley résonne dans un ton léger. Elle semble provenir d’un monde lointain, et Neo aimerait bien s’y rendre. L’esprit évadé, il se force à revenir lorsque tes clés au travers de la serrure se font entendre. Il n’a pas besoin d’ouvrir les yeux pour savoir que c’est toi. Il reconnait parfaitement cette manière, ce mouvement de tes doigts, de tes clés se mouvant. Il le connait par cœur. Neo nierait certainement si on lui demandait, mais c’est vrai. Alors que la porte s’ouvre, l’envie le prend de nouveau. Il entend tes pas contre le plancher irrégulier de l’appartement. Il entend ton souffle entrecoupé qui, hésitant, lui rappelle ces nuits que vous avez partagé. Il ne sait plus. Rêve ou réalité, il ne sait pas si vous avez couché. Au final, ses yeux s’ouvrent et ils se perdent au travers de tes courbes. Le froid de l’hiver le camoufle avec plusieurs vêtements, et il ne vient à foncer des sourcils. Il n’aime pas te voir habillé…mais il aime te déshabiller. Ton mouvement s’arrête alors que vos prunelles se croisent. Neo te sourit doucement. Les non-dits sont trop nombreux, peut-être as-tu déjà compris. Neo sourit, Neo va t’attirer des ennuis. L’esprit dans les brumes, il en perd sa raison, sa retenue. Il ne pense qu’à lui. il ne veut que ton corps. Rêve ou réalité, qu’importe. Est-il seulement éveillé?

    « T’es vraiment jolie aujourd’hui…eli. »


C’est le signal de départ, le début de ses déboires. Le corps tanguant, il se lève et abandonne le cadavre de ses précédentes maîtresses. Son pas est dansant, mais il n’en reste pas moins ferme. Il avance jusqu’à toi, ses yeux rougis plantés dans les siens, décidé à te faire sienne.



(c) Joke.
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MessageSujet: Re: Elizabeth et Belzébuth ; dans mes oreilles le beat est bon   Mer 2 Jan - 11:50

Dans mes oreilles le beat est bon.

« L'est pas question que j'passe ma vie emmitouflé dans ma p'tite tête, je suis un félin insoumis. »


-------Tu colles ton sac sur ton épaule et tu hésites à relever la tête. Ça fait trois jours que tu bosses sur le tournage de ce court-métrage, tu as l'impression que ça ne fait qu'une heure. Tu as peur. Peur que ça se finisse. Et peur que ça ne recommence pas, un peu, aussi. Ici, tu as ton autorité. Tu as tes yeux, qui voient vraiment, et tu as ton talent. Dans ton monde, il y a d'un côté ta drogue et puis Neo, et de l'autre, il y a le cinéma. Ce n'est pas vraiment que tu aimes ça, c'est que tu le vis, qu'il est en toi. Tu as grandi avec et c'est en dedans que tu trouves tout ce qu'il te manque. C'est là que tu trouves l'amitié, puis l'amour, et les beaux sentiments. Il y a ce mélange de violence imagée et de douceur sublime, que tu as la sensation de pouvoir tenir dans tes mains. C'est tout. Et ça te plait. Tu aimes cela comme jamais, au monde, tu n’as rien aimé. Le cinéma, il te fait oublier tout le reste. Le cinéma, c’est ton Wasteland à toi toute seule, sur terre. Mais tu ne le tiens pas encore assez bien pour être sûre de sa fiabilité. Tu sais qu’il peut s’échapper à n’importe quel moment. Et c’est pour ça qu’entre tes doigts, il y a encore la drogue.

-------Enfin, c’est fini pour aujourd’hui. Tu quittes l’univers coloré pour rejoindre l’enfumé. Tu ne sais pas si quelqu’un t’attends à la maison, et si c’est le cas, tu espères que ce sera Almar. Mais tu n’y crois que peu. Il rentre plus tard, ces derniers jours, et Neo, lui, se fait un plaisir de rentrer plus tôt. Tu secoues la tête, comme si ce geste futile suffisait à chasser de ton esprit les sales pensées qui se plaisent à prendre place. Ton pas casse le bitume sous tes pieds, et te brule le talon, et tu t’en moques. Tu te moques toujours de tout ce qui te blesse, il faut dire, parce qu’il y a toujours quelque chose – quelqu’un – pour te blesser mieux, plus fort, juste derrière. Alors tu cautionnes. Alors tu te dis que ton corps supportera encore. Alors tu espères que ce sera le cas. Et puis tu te dis aussi un peu qu’au pire, il y a une belle ligne blanche qui t’attend, au pied de ton lit, sage et douce, prête à voler avec toi. Tu la vois, tu l’imagines, et tu pries un peu pour que ces deux fous qui t’entourent ne l’ait pas touchée avant toi. Tu ne penses pas. Ils ont dans leurs poches trouées ce qu’il leur faut. Il ne touche qu’à ton corps, cause qu’il s’agit là du plus douloureux. Neo le sait trop bien. Almar, lui, ne tente que de te consoler. Il n’échoue pas complètement, mais parfois, les cicatrices, quand sa main est sur ton épaule, ne font que s’agrandir. Il n’y peut rien, pas grand chose au moins.

-------Et déjà, déjà, tu vois l’appartement moisi, que vous occupez tous les trois. Tu te demandes si c’est toi qui es de trop, ou si vous l’êtes tous. Tu te dis qu’après tout, tout imbécile vivant dans ce quartier est forcément de trop pour la belle ville de Londres. Londres n’aime que les gens bien sur eux, aux belles origines et qui tiennent de l’argent entre leurs doigts. Ces types étranges la feuille à la main, les yeux grands ouverts pour voir sans cesse venir le danger, Londres, elle a plus de mal, faut dire. Ce n’est pas qu’elle vous exclut, mais si elle le pouvait, tu penses qu’elle ne dirait sûrement pas non. Alors tu te fais petite, en espérant qu’on ne te remarquera pas. Mais il y a toujours quelqu’un pour te remarquer. Pour te montrer que ton corps doit être entre deux bras masculins. Que ton corps ne doit pas être seul.

-------Et tu entends tout grincer, sans même savoir si c’est le cas. Ça résonne douloureusement dans ton crane. Ça s’évapore, ça colle aux parois, et ça brouille un peu les yeux, aussi. Tu te dis que tu vas trébucher, certainement. Et au moment, où tu te ressaisis, tout arrive sur toi. Les odeurs, surtout, les odeurs. L’appartement est endrogué, tout n’est plus que ça. Ça te pique les yeux, un peu à cause de la fumée, et beaucoup parce que tu sais ce qui t’attend. Tu n’as même pas le courage de faire demi-tour. Tu sors les clefs de ta poche en te disant qu’avec un peu de chance, il ne t’entendra pas. Il t’entend toujours. Tu pousses la porte du pied, et tu te diriges droit vers ta chambre, en priant un peu ces dieux auxquels tu ne crois pas pour qu’il ne te remarque pas. Ton souffle est flou, un peu branlant, il tangue, et puis soudain, tu croises son regard, et tu sais que tu as perdu. Le chat et la souris. Qu’il est fourbe ce chat, et qu’elle est faible cette souris. Ton souffle se coupe quelques secondes quand tu le vois se lever. S’approcher. Tituber un peu, et puis finalement, venir, d’un pas plus décidé. Tu laisses ton sac tomber au sol. Paralysée que tu es, tu n’esquisses même pas un mouvement. C’est trop inutile, et toi, tu le sais trop bien.

-------Sa voix résonne encore dans ton esprit. Il a parlé un peu, mais c’était trop vaporeux à ton oreille pour que tu comprennes tout. Ce n’est pas plus mal, tu n’en as pas besoin. Pour savoir ce qu’il va te faire. Pour savoir ce qui va t’arriver. Tu deviens pâle, sûrement, mais tu as cette voix qui te maintient debout. Et rapidement, la voix est remplacée par des mains, par un corps. Tu restes immobile, sans savoir ce qu’on attend de toi. Sans savoir si tu dois courir, si tu dois disparaître. Tu restes figés, et dans ton esprit, tu te frappes pour te punir, parce que tu sais très bien que si une partie de toi ne part pas, c’est parce qu’il s’agit des mains de Neo sur ta peau. Et que les mains de Neo sont douces. Et que tu les aimes. Et que tu veux Neo autant que Neo te veut. Moins violemment, sûrement, mais pas moins, tu le sais trop bien. Alors tu fermes les yeux, parce que c’est tout ce qu’il te reste. Ce pouvoir fabuleux qu’est l’imagination. Tu n’as plus qu’à imaginer que tu es loin, bien loin de tout cela, et que c’est suffisant pour oublier.

-------Mais toujours, ce touché sur ta peu, qui te ramène à la fourbe réalité. Cette réalité putassière, qui te prend bien aux tripes, même quand il ne faut pas.

© FICHE CRÉÉE PAR LITTLEHARLEEN
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MessageSujet: Re: Elizabeth et Belzébuth ; dans mes oreilles le beat est bon   Sam 5 Jan - 23:21


Elizabeth et Belzébuth
« dans mes oreilles le beat est bon »



Ses yeux pourraient se perdre au travers des multiples traits si délicats qui caractérisent ton visage. Pourtant, c’est sur ton corps qu’ils se baladent sans gêne, embrassant chaque courbes légères jusqu’à la naissance de tes seins encore adolescent. Face à lui, tu es là, immobile, comme une statue. Tu ne bouges pas, à ton contraire. Et lui, il danse comme sur la mer, il avance de ce pas ballant un peu particulier, mais qui lui est souvent propre, et il s’approche lentement, sans gêne, et il t’observe avec désir, avec grâce. Avec barbarie, surtout. Tes courbes allument un feu, au creux de ses reins, mais surtout entre ses jambes. Il te désire maintenant, encore une fois. Peut-être n’as-tu pas ce corps qu’ont les femmes dans les magazines, ni celui des femmes que Neo se plait à berner d’un sourire pour mieux les perdre, mais tu restes toi, avec cette lueur dans les yeux, avec cette aura tout autour de toi, ce sentiment un peu étrange d’interdit, et Neo, les yeux rougis, il ne désire qu’y toucher de nouveau, encore et toujours, en faisant un doigt d’honneur au monde entier. Il t’aime avec un cœur pourri, un cœur damné, avec un cœur qui, après tout, ne sait même pas la définition du mot aimé.

    « T’as beau être ma poupée…c’pas un pantin que j’veux, Eli. »


Ses doigts glissent le long de tes côtes, son sourire se perd contre tes lèvres, tout comme son haleine d’alcoolique. C’est crasse ou alors c’est beau, qui sait, mais c’est vous, tout bonnement. Sans gêne, il colle ton corps contre le mur, contre la porte, sans porter attention à la poignée de celle-ci. Il baise ton visage, il touche ton corps, il prend ton âme. C’est délicat ou alors brusque, les deux à la fois peut-être, mais c’est lui, et puis tu prends tout. Peut-être trembles-tu, peut-être es-tu pâle de peur, mais Neo ne voit rien de tout cela, car aveugle est son titre. Il prend tout sans gêne, il goûte à sa peau, à ta peur, et il ferme les yeux, en extase, face à tout ce que tu es. Il te veut en entier, à lui seul, et parfois, souvent, ses poings se lèvent, lorsqu’il voit un autre poser les yeux sur toi. Tu es à lui, tout bonnement, que tu le veuille ou non.

    « Aller bouge, ma belle…»


Il s’accroche de ton cou, sa barbe de quelques jours s’y frottant plus qu’elle ne caresse. Ça doit certainement te piquer, quelque part, mais tu ne bouges pas, car bien évidemment, malgré l’envie de tout stopper, tu ne veux que la chaleur de ses mains, celle de son souffle et surtout, son attention absolu, pour une des rares fois. Et sa barbe piquante se glisse contre ta peau, elle t’irrite, doucement. Son souffle est chaud, rauque, presque suffoquant, mais surtout empli d’une odeur d’alcool et de tabac. Reste à savoir si tu trouves cela agréable. Au bout d’un moment, ses lèvres s’animent tout comme ses mains, et ils caressent de leur tendresse sa nuque, une seconde, pour finalement attirer à ton oreille. Il l’attaque comme si elle était une intruse, comme il attaque son corps quand le soleil n’est plus à son zénith. Il mord, il baise, il lèche. Il aime à sa manière, celle qui n’est pas des plus agréables, mais qui te plait, malgré tout.

Et alors que ses dents font leur marque sur ta nuque, il s’approche de ton oreille, doucement. Ses mains empoignent tes hanches, nos bassins se collent, s’entrechoquent. il ne te laissera pas partir. Il n’en a pas envie, et chacun de tes soupirs, peu importe le sentiment qui s’y rattache, il considère cela des murmures de plaisir.

    «… Fais-moi plaisir…»




(c) Joke.
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