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 PAWEL + For long you live and high you fly .

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MessageSujet: PAWEL + For long you live and high you fly .   Dim 21 Juil - 12:32

For long you live and high you fly.
Pawel & Mark



Il marche. Dans le brouillard. Dix minutes que le remède miracle à la bombe visite pour l’énième fois ses veines débordant de sang pourri par ce remède justement. Il se détruit physiquement pour préserver sa santé mentale. Que ce soit logique ou pas, il s’en fout. Du moment que ça fonctionne. Du moment qu’il peut vivre normalement, comme les autres, avec ses passe-temps plus ou moins indécents parfois, du moment qu’il est en sécurité. En plus, il faut l’avouer ; être obligé de se charger d’un poison si euphorisant, c’est pas comme l’idée lui plaisait pas.  Tout ce qu’il voit, tout ce qu’il sent, c’est doux. C’est un délicieux nuage qui lui offre tout ce qu’il y a de plus suave au monde. Ce qui est aigre n’a plus lieu d’être, disparaît. Lui-même a l’impression de peser le poids de trois éléphants mais de pouvoir s’envoler sans problème. D’ailleurs, c’est ce qu’il fait. Ses pas décollent. Il lève la tête. Le ciel est grand ouvert, prêt à l’accueillir. Alors il bat de ces ailes invisibles qui le protègent quand il en a besoin, ces ailes qui n’existent que grâce à la drogue. Ces ailes trompeuses. Une dangereuse illusion dont on n’ignore pas la nature, mais dont on ne veut pas se séparer non plus. Le souffle des anges qui l’accompagnent et leurs caresses folles, leurs rires légers et apaisants, il traverse les nuages sans pour autant les déranger, il rejoint le firmament et ses anciennes amies les étoiles à qui il a pardonné dès l’instant où il s’est injecté son médicament. Et lorsqu’une comète passe, il la regarde attentivement, tente de capter chaque détail la rendant si belle et si unique, jusqu’à ce qu’elle se porte hors de son champs de vision. Et c’est le même manège avec les planètes, les astéroïdes, et tout ce qu’il peut croiser dans le cosmos. Là où le vide est comblé par des tas d’éclats, pâles ou vifs, et tous plus magnifiques les uns que les autres. Les secondes coulent comme un délicieux sirop dont on ne se lasse pas, et quelques petits éclats innocents au loin résonnent incessamment dans ses oreilles. Il en redemande. Il en veut plus, plus de douceur. Quitter la terre. Tout ce qu’il demande, c’est de se réveiller dans le Wasteland. Il se sent immerger dans les profondeurs du paradis et basculer vers l’autre côté. Et puis, un choc rude, tout tremble, tout disparaît, le noir surgit. Il a mal au dos et s’entend grogner. Il est obligé d’ouvrir les yeux. Fin du rêve. Déception et irritation. Il déteste ça, il en pleurerait de rage et de frustration. Comme un enfant à qui on arracherait sa peluche préférée. Et même pire, il se sent terriblement mal. Il ne pourrait pas être aussi abattu et malheureux que dans ces moments-là. D’ailleurs, il sent le goût de sel gagner ses lèvres tremblantes. Non mais, le voilà qui pleure pour de bon. N’importe quoi. Il se foutrait bien des baffes, à présent. Mais il est obligé de se relever, parce qu’il sait que le cosmos va pas réapparaître par magie dans les minutes suivantes. Il sent une odeur de rouille. Il promène légèrement son oeil autour de lui. Constate que ses pas l’ont distraitement mené aux docks. Ce type face à lui n’aurait pas été là qu’il se serait peut-être même noyé dans la Tamise. Il voit encore flou, peut-être par les larmes ou bien par autre chose, et ses yeux piquent. Du premier regard, il ne pense pas connaître ce gars qu’il vient de se prendre en pleine face. Il sait que c’est lui qui lui est rentré dedans, alors il a pas envie de s’énerver après lui sous prétexte qu’il se sentait parti dans ce si précieux univers parallèle qui lui a été si brutalement extirpé – et de toute façon, il est encore un peu trop dans les vapes pour avoir une chance d’être crédible en gueulant sur qui que ce soit. Et il n’a pas envie de s’excuser non plus. Il est trop énervé et aussi trop las pour ça. Il essuie ses larmes quand il prend conscience de la situation – l’autre mec devait être en train de marcher, et le voilà qui se prend un pauvre camé d’une vingtaine d’années qui se relève difficilement en chialant comme un gosse. Alors, les larmes chassées, maintenant qu’il voit plus clair, il lance un regard bien plus éclairé vers le type. « Mais c’est Jean-Jacques Rousseau ! » s’exclama l’adolescent en Mark, l’adolescent profondément ennuyé par cet écrivain français étudié au lycée qui l’a marqué par le manque d’intérêt de ses oeuvres. Parce qu’il ne s’est jamais risqué à relire un seul ouvrage signé Rousseau depuis qu’il a en mémoire la profonde morosité se dégageant des cours de littérature dont il était l’objet. Cette morosité qui, d’ailleurs lui était revenu en tête lorsque son interlocuteur lui avait montré, pour la première fois, les textes qui étaient nés de sa plume. D’où le rapprochement entre l’un et l’autre. L’esprit encore un peu embué mais bien plus clairvoyant, il remarque alors que l’écrivain qui se trouve en face de lui a justement, en main, le carnet, calepin, ou quel que soit son nom, l’objet qui lui sert à allonger ses idées sur le papier. Alors, il le lui arrache vivement des mains, un sourire quelque peu sadique révélant sûrement ses intentions, et, sans prendre la peine d’en lire une ligne, ne perd pas de temps pour s’amuser à emmerder son camarade sans raison réellement valable. « J’ai même pas envie de savoir de quel genre de merde tu as souillé la virginité de cette pauvre page. » Il feuillette le carnet avec tant de plaisir qu’il en abîme, voire en déchire légèrement quelques pages. Et puis, lorsqu’il se lasse de détériorer le travail de cet artiste ne lui ayant rien demandé, il le balance derrière lui. Comme un déchet. « Va ramasser les poubelles, mon vieux. » Et le voilà qui est déjà en train de faire mine de s’éloigner.
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MessageSujet: Re: PAWEL + For long you live and high you fly .   Dim 21 Juil - 20:18

eyes burn with stinging sweat.

Dans l’apocalypse, la faim aimerait te tirailler doucement. Tu bloques le signal. Tu fais en sorte de ne plus rien écouter. Tu as quitté ton appartement dérangé, un crayon à la main. Avant que le réfrigérateur ne se décide à hurler. Il voulait peut-être couvrir le bruit du rock psychédélique. Mais avant qu’il n’en n’ait le temps, tu as pris la fuite. Tu craignais qu’il ne trouve d’autres alliés. Peut-être que le robinet de l’évier n’était pas loin de passer de son côté. Ploc ploc ploc, qu’il faisait. A longueur de journée. Comme s’il voulait de tu salisses des assiettes pour les lui glisser. Cet ensemble carré t’effraie. Qui sait s’il ne pas le théâtre de milliers d’abominations. Peut-être que même tes meubles se sont alignés du côté de la fédération. Mais ils ne t’auront pas maintenant. Tu veux leur rendre la tâche plus difficile, tout simplement. Ton regard s’est perdu dans le ciel, un instant. Nuages de moutons. Tu imagines le combat sanglant face à la désillusion. Londres, un jeune avec toutes ses ambitions. L’odeur des docks entre dans tes poumons. La cigarette blonde vient doucement se glisser au coin de tes lèvres lorsque l’inspiration te vient. Les mots coulent au compte-goutte sur ton calepin, lorsque les idées te viennent enfin.

Le choc avait manqué de te faire lâcher ton carnet. Sous la surprise, seule ta cigarette t’avait échappé, roulant sur le sol dans une tentative pour te fuir pleine de particularité. Tes yeux ont glissé sur le jeune homme que tu n’avais pas vu arriver, trop perdu dans tes idées. Tu as penché la tête sur le côté. Te demandant si tu ne l’avais pas oublié au fil de tes pensées. Tu l’as vu se relever péniblement. Il pleurait, tel un enfant. Bambin ayant perdu sa maman. « Mais c’est Jean-Jacques Rousseau ! » Tu as sursauté, perdu. Plus tendu. Lui. Le monstre de la nuit. « Je m’appelle Paweł … » Tu l’as lentement murmuré. Prenant le temps d’articuler. Et voilà que le jeune homme t’a arraché le calepin des mains. Tu as vivement protesté. Pensant un instant qu’il allait te le rendre. Son sourire t’a dissuadé de l’idée. « J’ai même pas envie de savoir de quel genre de merde tu as souillé la virginité de cette pauvre page. » Il a tourné les pages, d’un geste précipité. Bruit de déchirure. Ton souffle a gémi face à cette monstruosité. Voilà qu’il venait te voler tes idées. Pour que tes écrits te soient par la suite refusés. Puis ton carnet a volé. Tu as serré les poings. Subtilement agacé. « Va ramasser les poubelles, mon vieux. » Et voilà qu’il commence à s’éloigner. Tu as fixé ton carnet sur le sol, encore un peu trop perturbé. Réalisant avec grande peine la stupeur dans laquelle il t’avait poussé.

Et c’est alors que tu t’es penché. Tes doigts ont caressé quelques graviers qui traînaient. Tu les as ramassés, les faisant rouler contre la paume de ta main. Et ton bras s’est subitement déplié. Tu as balancé les billes de pierre difforme dans sa direction. Sans craindre une éventuelle altercation. Tu ne le laisserais pas s’échapper. Pas cette fois-ci. Pas après ce qu’il avait fait à tes écrits. « Et toi, Bel-Ami ! Qu’as-tu écris ? Moi aussi, je veux me faire un avis sur ce que tu dis ! » Mi-hurlement, mi-murmure. Voilà tes mots emportés par le souffle du vent. Puisque le jeune adolescent a décidé d’ouvrir les hostilités. « Ramasse mon carnet. » Ordre soufflé. Certainement pas avec la réelle dose convaincante que tu aurais souhaité. Voix de souriceau apeuré. Mais tu ne cesses de le fixer. Incertain d’assurer ta supériorité. Tout plein d’animosité.
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MessageSujet: Re: PAWEL + For long you live and high you fly .   Lun 22 Juil - 22:32

Mark R. Wintherlig a écrit:
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Il peut sentir la tension. Les ondes de ce pauvre type complètement innocent essayant de fuir, d’éviter le regard odieusement narquois de leur bourreau. Le type ne dit rien, ne fait aucune remarque sur ses larmes - si il l’a vu pleurer. Peut-être parce que sur le coup, c’est lui qui s’estime le plus en position de pleurnicher.  Mark l’a toujours vu comme un faible de nature. Mais un faible ayant le courage de se relever, de protester, et de s’imposer. Ce qui, en soi, constitue une véritable force. Un faible fort. Un type paradoxal, en somme. Un type comme il les aime. Un type sur qui ça vaut le coup de s’attarder, qui vaut bien la peine qu’on l’emmerde parfois, qu’on le lâche pas, qu’on teste ses réactions, qu’on vérifie jusqu’où il est capable d’aller dans sa force. Il ose répliquer. Il dit qu’il s’appelle Pawel, il rappelle qu’il a une véritable identité, une existence qui veut dire quelque chose et qui ne se résume pas à une brochette de bouquins chiants comme la pluie. Bien sûr. Mark sait  qu’il s’appelle Pawel. La réplique est d’ailleurs trop inutile et insignifiante à ses yeux pour qu’il en relève  quelque chose. Alors, il se contente de l’ignorer. Et d’enchaîner en lui arrachant son calepin des mains. Une nouvelle fois, il proteste. Décidément. Mark se donnerait presque la peine de lui répondre. Pawel se surpasse ce soir. Le but premier de Mark, c’est pas de l’intimider. Il ne se sent pas forcément plus fort, ni plus intelligent que lui. Il ne ressent pas le besoin de s’assurer de son pouvoir, de l’exercer sur un type qui fait moins le malin que lui. Mais il est resté un gamin dans sa tête. Et il a besoin de sa dose quotidienne de chamaillerie. Sinon il est frustré. Quitte à chercher les emmerdes, à les provoquer. D’ailleurs, si Pawel ouvre encore une fois sa gueule, ça va peut-être bien chauffer pour lui. Il faut pas laisser passer une occasion de plus, non pas de le remettre à sa place, ou quoi que ce soit du genre, mais de l’encourager à s’opposer. Et puis, dans le fond, c’est vrai que ce qu’il écrit, c’est vraiment de la merde. Donc il se moque de lui à voix haute. Compare son écriture sur les pages de son calepin à une sorte de viol affreux. En tant qu’écrivain, il doit sûrement prendre un coup dans le cœur, ou dans l’estime. Y a rien de mieux que ça. Il s’amuse de la dégradation qu’il inflige à son travail. Inconsciemment sûrement, il n’attend rien d’autre qu’il réagisse. Qu’il élève la voix. Qu’il lui dise stop, arrête ça connard, et rend-moi mes écrits adorés. Pour en venir aux poings, peut-être ? Il ne gagnera sûrement pas à ce jeu là, encore trop d’opium dans le sang, malgré le fait que finalement il n'attendre que ça. Mais il n’en fait rien. Alors forcément, Mark se lasse, et finit par laisser tomber son petit jeu sadique pour jeter le calepin dans son dos. Un bruissement flottant, qui ne s’interrompt qu’au moment où les pages froissées touchent le sol sali et quelque peu boueux. Mark fait semblant de partir, la mine satisfaite, sauf que si Pawel le laisse s’en tirer ainsi, ça va pas le faire. Il va rester sur sa faim toute la soirée. Et il n’aime pas ça, mais alors pas du tout. Alors il se régale de sentir la colère et l’envie de frapper monter en lui, déborder presque, après avoir reçu une flopée de caillasses de la part de sa petite victime de la soirée. Il savoure la voix de Pawel qui résonne dans son dos, décidé à riposter. Enfin. Il avait bien cru qu’il allait repartir chez lui l’esprit complètement vide et plat. Il sourit, ricane même un peu silencieusement, tournant toujours le dos à Pawel. Et puis il se tourne vers lui, adoptant une expression sérieusement irritée - à demi-sincère. Bel-Ami. Bien joué. « Je n’ai ni la quantité d’écrit que tu te trimballes, ni la prétention de me qualifier  d’écrivain en vue de la médiocrité de ce que je peux produire. » Il s’approche de Pawel, les pas bien trop lents et tranquilles pour faire croire à une potentielle armistice - plutôt pour introduire à une brutale bombe lâchée d’un seul coup après le calme plat de la mer, ses poings lui démangent déjà de toute façon. «Quand on fait de la merde, on s’abstient d’exposer son travail au jugement de n’importe quel connaisseur. N’est-ce pas, Pawel ? » Le ton de la provocation, il  le connaît. Il l’a trop souvent employé pour pouvoir laisser un seul doute à ses interlocuteurs lorsque ses intentions sont clairement d’alourdir la tension. Il le regarde  avec des yeux brillants d’une excitation puérile à la vue de la possibilité d’altercation sérieuse grandissante. Et le voilà qui lui donne des ordres. Comme si Mark allait chercher ce qu’il vient de balancer, se baisser, et le ramener sagement à son propriétaire comme un chien bien élevé. Rien que l’idée mise en mots lui semble ridicule. Le jour où il obéira à ce genre de consigne sera le même où il laissera tomber sa boutique de disques pour s’adonner à l’apiculture. Il s’approche de Pawel. Plus près encore. Il pose ses deux mains sur ses épaules et le fixe inlassablement de ses pupilles minuscules, toujours en souriant, d’un regard lourd en sous-entendus et en menaces. Pour accentuer le trouble déjà bien présent dans une ambiance si électrique, il exerce une certaine pression sur les épaules de l’écrivain et serre quelque peu la peau sous le tissu de ses vêtements. Pour qu’il comprenne bien que c’est pas lui qui va le dompter ou lui apprendre à être docile. « Dis-moi. Tu ouvres un peu trop ta grande gueule, ce soir, hein ? » Dans  un souffle féroce, avide de coups et de sang, il lâche la réplique. Il ne peut plus attendre pour la confrontation physique. Alors, il attend quelques secondes, le temps que l’anxiété se tasse encore dans l’air, et puis le pousse le plus fort possible pour être certain que ses membres encore engourdis parviennent à le faire tomber. Il ne fait pas mine de repartir cette fois ci. Il montre clairement qu’il attend une réaction de la part de Pawel. Qu’il s’énerve un peu lui aussi. Après tant de longues secondes dans une ambiance si glaciale, c’est la moindre des choses.
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MessageSujet: Re: PAWEL + For long you live and high you fly .   Mer 24 Juil - 18:47

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« Je n’ai ni la quantité d’écrit que tu te trimballes, ni la prétention de me qualifier d’écrivain en vue de la médiocrité de ce que je peux produire. » Il semblait au moins le reconnaître. Tu croyais. Tu osais espérer. Pure stupidité. Et à nouveau ses pas s’approchent de toi. Lentement. Fauve avançant vers sa proie. Tu te demandes ce qu’il prépare, cette fois. Vil destin qui le pousse contre toi. Encore une fois. Et tu aimerais soupirer, t’enfuir en courant, ton courage d’il y a quelques minutes soudainement envolé. « Quand on fait de la merde, on s’abstient d’exposer son travail au jugement de n’importe quel connaisseur. N’est-ce pas, Pawel ? » Tu as cherché à soutenir son regard, mais tu as vite baissé les yeux. Tu te devais de trouver une force, aussi minime soit-elle. Pour ne pas perdre la face. Pour ne pas le laisser te voter tes pensées. L’aversion de ses passions te fait chavirer. « C’est juste que tu n’es pas capable d’apprécier la chose à sa juste valeur. » Tu as soufflé tes mots, murmure emporté par le vent rouillé.

Et tu lui as quémandé de te ramener ton carnet. Tu aurais presque pu croire qu’il allait le faire, dans la seconde où ta phrase avait été prononcée. Mais tu t’es très vite résigné à espérer. Son corps s’est avancé. Ses mains se sont callées sur tes épaules. Tu t’es raidi. Ses doigts pressent tes os. De justesse, tu as retenu un gémissement. Cri de peur, hurlement de douleur. Tu n’aimes pas sentir sa peau broyer la tienne. « Dis-moi. Tu ouvres un peu trop ta grande gueule, ce soir, hein ? » Et il t’a bousculé, t’envoyant valser au sol. Tu as fermé les paupières, alors que tu basculais en arrière. Ton corps s’est écrasé dans un choc. Il t’a semblé que tout le gras en toi se secouait, ondulait alors que tu t’étalais sur les pavés crasseux. Un gémissement de souffrance t’a échappé. Peut-être aurais-tu dû te relever, et aller frapper ce corps qui te salissait. Qui t’insultait. Mais l’idée ne t’avait qu’à peine effleuré. Peut-être était-ce ce qu’il attendait. Que tu te jettes sur lui, bête féroce. Peut-être qu’il y arriverait. Peut-être qu’il l’espérait.

Et tu as roulé sur le côté, prenant appui sur tes faibles membres pour te relever. Et tu t’es retourné, te décidant enfin à l’observer. Un court moment. Tu as baissé la tête, sentant la panique t’attraper. Ils allaient tous te juger. Dans ta crasseuse infirmité. Et lui le premier. « Et qu’est-ce que ça t’apporte tout ça, hum ? De provoquer pour ensuite de défiler quand on te demande de te montrer ? » Tu questionnes, peut-être un peu agacé. Dans une tentative de lui échapper. Jeune demeuré. Détraqué perturbé. Entouré d’un décor inconnu, tu cherches l’ingénue. T’aimerais savoir ce qu’il veut. Ce qu’il a besoin de voir pour se décider à te lâcher. Et à aller ramasser ton carnet. Peut-être qu’il cherche à te pousser à bout. Ce serait un moyen de te faire lâcher prise. De voler tes mots, pour finalement récolter la gloire sur ton dos. Probablement que c’est ce qu’il cherche. Te détruire pour mieux te posséder. Comme tous les autres. « C’est pathétique. »Tu cracherais presque tes mots. Presque. Mais tu ne diras rien de plus. Peut-être attends-tu. Une quelconque provocation, l’explosion de ses sensations. Peut-être patientes-tu. Les rêves hachés, brisés par un succès qui ne tarde que trop à arriver. Et peut-être est-ce de sa faute, si tu n’arrives qu’à peine à gagner de quoi manger. S’il s’acharnait à cracher ainsi sur tes idées.
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MessageSujet: Re: PAWEL + For long you live and high you fly .   Sam 3 Aoû - 11:25

[quote="Mark R. Wintherlig"]
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Il se demande pour qui la tension est la plus intense au moment où il s’approche de Pawel, masquant derrière son sourire vicieux une longue liste de réactions plus brutales et excitantes les unes que les autres. Une liste trop longue, il va falloir faire un choix. De toute façon il a toute la soirée devant lui pour s’amuser. Il se régale de chaque détail de cette scène. La tentative vaine de sa victime pour tenter de s’imposer en appuyant son regard, ses yeux finissant par se baisser plus rapidement que prévu, impuissants face aux pupilles perçantes et confiantes auxquelles ils se confrontaient, ce marmonnement, sûrement tout ce qu’il peut proférer en recevant des ondes si menaçantes et perverses, ce souffle de paroles faisant office de défense, ce vent de révolte attendu avec tant d’entrain, de l’entrain dissimulé par celui qui l’éprouve, un plaisir enfantin et immature à jouer et à tester, masqué par un penchant – quoique sincère – pour l’humiliation, une envie de rabaisser, de blesser. Et puis il intègre le sens de ces mots destinés à l’attaquer faiblement, mais courageusement, et alors, face à cette effronterie opportune, il rit. Pour lui-même, c’est un rire joyeux et malsain à la fois, un rire grâce auquel il parvient à se prouver qu’il aime voir Pawel se débattre dans ses filets et tenter de se défaire de ces liens, ces liens qui le retiennent prisonniers depuis le moment précis où son bourreau a posé les yeux sur lui. Mais pour Pawel, ce rire doit sûrement résonner autrement. Peut-être comme un avertissement, une mise en garde stipulant que s’il ose remettre en doute une seule fois en doute la morale de son compère il le regretterait, ou même comme un simple signalement indiquant qu’il est de toute façon déjà trop tard, que désormais il va prendre cher et qu’il peut rien y faire. Et puis il résiste encore. Ce soir est le bon soir, et Pawel résiste, il va jusqu’à tenter de faire preuve d’autorité, émettre un ordre. Un ordre quand même, ça n’est pas rien. Cette fois Mark est content d’avoir une bonne raison de se battre, même si il va faire croire qu’au contraire, il aurait aimé pouvoir faire preuve de compassion, et partir en laissant Pawel intact. Il appose une introduction au début de la brutalité non plus psychologique mais physique désormais, en pressant les épaules de son camarade de ses mains rigides, ses mains fourmillant d’un irrésistible besoin de brutalité. Il n’attend pas plus longtemps, la violence régnant dans l’air devient superficielle, implicite, il a besoin de la concrétiser, alors il bouscule Pawel avec toute la force de ses bras alourdis par le shoot frais de quelques minutes, et parvient à le faire tomber par terre. Mark le regarde tomber, un sourire distrait et immoral éclairant sombrement son visage, n’ayant pas l’espoir mais au moins l’envie de le voir se relever et lui sauter dessus, déchaîner sa haine, sa fureur et son profond désir de vengeance. Sauf que l’humiliation semble avoir sur lui l’effet d’un calmant plutôt que d’un stimulant, à vue de nez, il semble se contenter d’essayer de se relever. La frustration grandit. Les poings tremblent, ils ont envie de percuter de la chair innocente, de répandre la douleur et la peine. Et puis, finalement le bonhomme réplique. Cette fois ses propos foncent dans le tas. Il semble arriver au bout de ce que sa force mentale peut supporter. Sauf qu’il ne dit pas ce que Mark aimerait entendre. Ses paroles sonnent faux, elles divergent et sont à l’ouest. Pawel a touché une corde sensible et au fond de lui, Mark fait passer ça pour une sorte de faute de frappe faisant tâche dans la conversation. Et ça le perturbe tellement qu’il renonce à faire ce qu’il était sur le point de faire – à savoir, cogner pour de vrai cette fois-ci. Dans le fond, lui-même ne sait pas pourquoi il fait ça. Son sourire s’envole instantanément et il croise les bras, son esprit quitte pendant quelques instants le corps brusqué de Pawel pour se concentrer sur le sens de son existence même. Sauf qu’il n’a pas le temps d’approfondir sa réflexion, parce que la seconde réplique de ce dernier tranche l’air d’un coup, brutalement, et sans pitié. Pathétique. Le plus horrible des mots qui soit. Sûrement le plus moche, et probablement celui qui le définit le mieux. Oui, il est pathétique. Et il le sait. Sauf que l’admettre face à soi-même c’est trop dur. Alors il se voile la face et sort le soir, pour provoquer le premier lutin qui passe afin de se battre avec lui avec bonne conscience. Tout ça n’a pas de sens. Un poids énorme s’abat sur son dos, comme si il était mis en face de sa propre vérité. L’inutilité, la platitude et la vulgarité de son existence. Tout ça n’a pas de sens. Il ne sait plus quoi faire. Il a envie d’aller foutre une paire de gifles à Pawel, d’aller l’amocher pour de bon, de le laisser sur le sol, inconscient, ignorant si un passant l’apercevrait à temps pour appeler une ambulance ou pas, mais déjà il n’a pas la force physique pour commettre une telle horreur, de plus il se sentirait minable de faire ça. Juste, parce que tout ça n’a pas de sens. Il est sûrement vraiment affaibli et fatigué à cause de sa prise d’héroïne toute fraîche, peut-être aussi que ce soir n’est pas le bon soir. Il sent sa vue se brouiller. Encore une fois c’est à lui qu’il se foutrait des claques sur le coup. Pleurer, c’est interdit. Pleurer, ça signifie admettre que son existence ne se résume qu’à du vide et bien vouloir continuer comme ça. Pleurer, c’est de lamenter sur son désespoir. Et c’est bien la raison pour laquelle il pleure. Il renonce et se laisse tomber par terre. Tout ça n’a pas de sens. Il a bien conscience que Pawel est encore là. Et il doit le trouver sacrément ridicule, lui, avec ses humeurs de femme enceinte. Qu’est-ce qu’il aurait aimé avoir avancé son shoot de quelques heures pour être dans son assiette, et pour pouvoir être en train de cogner sur lui sans remord au moment où il gît par terre et baigne dans ses larmes de gosse frustré et désespéré. Tout ça n’a pas de sens. Parfois il se dit qu’il n’est encore qu’un adolescent, qu’il sera plongé dans l’âge adulte plus tard que les autres, après tout il n’a pas vingt ans encore. Et en attendant, le condamné devient bourreau et le bourreau devient condamné. Là, Pawel n’aurait aucun mal à l’achever après quelques autres répliques cinglantes et véridiques. Ce qu’il ressent, cette profonde affliction, il n’est capable de la ressentir qu’après ce genre de situation. « Je te déteste. » Maintenant, voilà que c’est lui qui se retrouve soumis à la pression psychologique de celui qui était son jouet il y a quelques minutes encore. Il ne lui demanderait jamais clairement de l’achever, ou quoi que ce soit du genre. « Tu n’es qu’un connard fini. » L’insulter, c’est encore la seule chose qu’il peut faire. Il ignore ce qu’il souhaite sur le coup. Qu’il parte ? Qu’il s’apitoie sur lui ? Qu’il prenne les rennes et le menace à son tour ? Il aimerait retrouver sa fougue et son ton glacial, il aimerait retrouver ce rôle de méchant qu’il vient de perdre. Il aimerait retrouver cet épais masque qui camouflait tout son mal-être face à ces personnes qui ignorent à quel point il est fragile. Il est face à sa propre violence. Et tout ça n’a vraiment pas de sens.
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MessageSujet: Re: PAWEL + For long you live and high you fly .   Dim 4 Aoû - 20:55

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Tu ne peux qu’observer son sourire disparaître. Sans réellement savoir ce qui allait advenir de ton âme délaissée. Ses bras se croisent sur la poitrine de l’intéressé. Choqué ? Tu plisses les paupières, tentant d’analyser. Désespéré. Mais tu continues. Tu tentes d’abîmer encore son esprit dérangé. Tu laisses tomber des mots. Sentence engagée. Un sourire viendrait presque parcourir tes lèvres. Presque. Si tu réussissais à laisser aller la haine qui, lentement, se décidait à te posséder. Et les mots martèlent ton esprit. Cet homme t’empêche de vivre. Ce jeune arrogant est l’un des maîtres du complot. Voilà que tu sembles donner un coup dur à ton adversaire. Peut-être qu’il finira par lui-même se détester. Peut-être que tu ne pourras éternellement lutter. Et voilà qu’il se met à pleurer. Et tu as réalisé. Tu as réalisé à quel point ses larmes étaient pitoyables. Tu l’as regardé tomber au sol. Etonné. Surpris du retournement de situation.

« Je te déteste. » Tu baisses les yeux vers lui, un instant. « Tu n’es qu’un connard fini. » Tu en hausserais presque les épaules. Mais tu te contentes simplement de secouer la tête. Tu ne comprends plus. Tu ne comprends même pas pourquoi il te traîte à présent de cette manière. Tu le trouves stupide. Et tu réalises, doucement. Tu réalises à quel point dans ces moments-ci, tu peux lui être ressemblant. « T’es minable. Ridicule. » Tu jubiles tout seul. Tu t’amuses un instant du nouveau jeu qui t’était donné. Monstre lâché. Enfant délivré. Tu t’amuses un instant. Tu veux lui montrer ta puissance. Lui montrer qu’il n’arrivera pas à te détruire. Pas cette fois-ci. Tu veux lui prouver que tu ne lui laisseras plus jamais l’occasion de te dominer. Plus en ces lieux-ci. Et brusquement, la vengeance prend l’apparence d’un délicieux plat coloré. Si tu t’en débarrasses, il est fort possible que tu n’échoues plus jamais. Et il ne réduira plus tes idées en cendres comme il l’avait déjà fait. Et plus jamais, plus jamais il ne sera maître de tes idées déstructurées.

Et alors, tu t’es agenouillé face à lui. Tes doigts ont saisi son menton. Tu l’as vivement relevé. Tu l’as fixé. Certain de tes idées. Il pleurait. Il pleurait, comme une gamine effarouchée. Et brusquement, ses larmes ne te faisaient même plus de peine. Il jouait. Il jouait pour mieux t’utiliser. « Tu croyais que j’allais me laisser avoir, hein ? » Tu l’as poussé, de tes bras maigres. Le plus fort que tu pouvais. Et tu t’es installé sur ses jambes, à califourchon. Tu l’as regardé, te perdant dans ses prunelles. Sans hésiter. « Tu crois que je n’avais pas deviné ? J’ai fini par te percer à jour, tu sais. Par comprendre ce que tu manigançais. » Ton doigt appuie sur sa gorge, doucement. Tu voulais juste qu’il comprenne. Qu’il saisisse que tu n’allais plus le laisser t’attraper. « Qu’est-ce que vous me voulez, hein ? Qu’est-ce que vous avez tous contre moi ? » Tu sens la haine. La muette colère qui t’envahit lentement. Tu la sens. Elle se disperse lentement dans chacune de tes cellules. La sensation en serait presque grisante. Et tu voudrais tous les détruire. Lui. Gladwyn. Les autres. Tous, sans exception. Dans les ruelles sombres de ton imagination.
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MessageSujet: Re: PAWEL + For long you live and high you fly .   Jeu 8 Aoû - 13:22

For long you live and high you fly.
Pawel & Mark



Il ne savait pas vraiment à quoi il devait s’attendre. Il ne connaissait que trop peu Pawel pour tenter de prévoir sa réaction face à cet éclat imprévu et désagréable. Il s’est bien préparé, pourtant, à ce que son ancienne victime saisisse l’opportunité de prendre le pouvoir et d’en profiter pleinement. Chacun son tour. En ce moment-même il se trouve dans une réalité parallèle et se tient debout, en pleine contemplation devant le résultat de sa misérable existence. Pas même vingt ans. Et déjà lamentable à ce point. Son visage masque l’esprit de quelqu’un portant le double, le triple, le quadruple de son âge. Il est jeune et usé. Il a la fougue et la fatigue. Il est une boule de nerfs, de blessures et de paradoxes. Il ne parvient pas à se comprendre, à savoir ce qu’il veut ou ce qu’il doit faire. Sa vie se résume en une masse d’incompréhension, de doutes et de dérèglements. Bons ou mauvais. Et ça finit par peser. C’est trop lourd sur ses épaules, lui qui n’a jamais eu l’occasion de profiter pleinement de sa naïveté et de sa pureté. Et il ne doit s’en prendre qu’à lui. Parce que c’est lui qui s’est précipité dans ce monde où le blanc n’existe plus. C’est lui qui s’est dérobé à son innocence. Lui qui s’est chargé du poids du monde depuis son plus jeune âge. Et c’est pour ça qu’il n’a jamais été sain d’esprit. Et c’est pour ça qu’il est en train de sangloter, comme un gosse complètement désorienté et perdu, alors que Pawel lui jette la vérité sous les yeux, et qu’il est obligé de la regarder en face. Il le dévisage, il le déteste vraiment en ce moment et a envie de lui foutre une gifle pour qu’il se taise. Mais maintenant qu’il lui a donné le rôle de méchant tout-puissant, il doit jouer celui de victime soumise à la perfection, sinon ça troublerait la scène. Ça perturberait l’ordre. Et il veut juste être seul et au calme ; il veut arrêter de se torturer. Il veut aussi que Pawel renonce. Et voilà qu’il s’approche. Et qu’il attrappe le menton de l’adolescent perturbé. Tiens. Il est plus déterminé d’un coup. Pas étonnant. Il a de quoi. Son regard secoue Mark. Il se retrouve en gamin paumé face  au papa violent et sadique. Une situation qu’il n’a jamais connue mais qui lui saute aux yeux comme une évidence. Comme si finalement la vie n’avait attendu que ça, de lui faire subir un peu de tout, même si il n’a jamais eu aucune raison de se faire blesser par son papa. Et il le pousse. Et c’est le gosse perdu qui s’étale par terre maintenant, et il n’y fait pas particulièrement attention. Il tente juste de comprendre les propos que Pawel vient de tenir. Si il allait se faire avoir ? Quoi ? Il a dû comprendre de travers. Il rembobine et réécoute la phrase. Si si. Pawel a bien dit ça. C’est sûr. Pourquoi ? Il ne comprend pas. Sa voix n’est pas plus imposante qu’un murmure étouffé, mais il tente quand même de sortir un petit « Quoi ? ». Et il le regarde prendre le dessus physiquement, s’installer sur lui. Prendre ses aides. Te gêne pas, au point où j’en suis pour ce soir. Et Pawel continue de déballer, et alimente cette perplexité totale  qui naît en Mark. Il ne comprend pas un mot de ce qu’il raconte. Il reste muet face au délire de ce pauvre gars. Un peu inquiet aussi. Pour Pawel - il a l’air de perdre les pédales  - et pour sa peau, parce que ces types qui deviennent tarés d’un coup, ça peut être ingérable et dangereux. Il est pris d’un frisson dont il ne capte pas la nature lorsqu’il sent le doigt de Pawel se plonger dans le peu de chair qu’on puisse trouver au niveau de sa gorge. Et il continue. Il parle comme si le monde entier voulait s’en prendre à lui. « Toi, t’as un sérieux problème. Hein ?» Il n’a pas pu s’empêcher de murmurer ça, étrangement apaisé. Comme si le fait d’entendre sa propre voix venait de le rassurer. Et peut-être aussi parce que sa propre folie lui paraît si lointaine qu’il se sent en sécurité face à ce type. Comme si cette partie sombre de lui-même - son propre ennemi, on lui rabâche ça tout le temps et il a fini par y croire - n’était qu’une image oubliée. Un souvenir amer. Une réalité disparue. Et il est là, face à ce bonhomme. Et il a envie, pour une fois, d’être le mec supérieur. De ne plus être le fou, le malade, la bête de foire. C’est toujours la même histoire, inverser les rôles. Mais là, il s’agit de quitter ce rôle qu’il a depuis quelques années et c’est pas rien. C’est inverser ce qui dure depuis trop longtemps. C’est passer de l’autre côté, franchir la barrière. Il regarde Pawel et il rigole. Il gueule. « Calme-toi, d’accord ? Tu dérailles complet, mon vieux ! » D’un coup la joie revient. Il n’a jamais eu une telle occasion. L’occasion de passer pour un mec parfaitement normal, peut-être clean, celui qui observe du haut de son piédestal et qui classe tous ces gens minuscules. Il retrouve sa force. Il repousse Pawel. Il se redresse, attrape le bonhomme par son col et se relève avec lui. En le regardant de haut. Mentalement il est déjà à mille mètres d’altitude dans son délire euphorique. « Dans le monde y a pas de place pour des tarés qui délirent comme toi. Va te faire interner. » Et il sourit. Il se sent bien. Et il lui donne deux ou trois tapes sur la joue. Juste histoire de lui montrer qu’il a repris le dessus. Que le yoyo est revenu vers lui.
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MessageSujet: Re: PAWEL + For long you live and high you fly .   Ven 9 Aoû - 19:53

eyes burn with stinging sweat.

Tu ne l’entends même pas. Tu l’observes à peine, alors qu’il est là, juste sous toi. Tu ressens toute la haine, qui, ancrée en toi, s’illustre dans les yeux du jeune homme. Tu ne le vois pas lui, mais eux tous. Tous les êtres insensibles qui ont détruit l’embryon même de ce qu’aurait pu être ta vie. Et te voilà, brindille égarée. Sûr de tes idées, tu te laisses aller à tenter de le dominer. Et si tu le voulais, tu n’écouterais pas même ce qu’il avait à te chanter. « Toi, t’as un sérieux problème. Hein ?» Murmure apaisé. Tu secoues la tête. « C’est vous, les problèmes. C’est vous qui cherchez tous à détruire mes idées. Et quelque part, vous l’avez déjà fait. Vous avez déjà commencé. » Mais voilà que le jeune homme sous ton corps semble vouloir se rebeller. Il rit. Il se moque de ce que tu peux penser. Et voilà que tu aimerais lui enfoncer ta main au creux de sa gorge. Lui arracher la trachée. Cette mascarade n’a que trop duré.

« Calme-toi, d’accord ? Tu dérailles complet, mon vieux ! » Ta tête balance. Tu fermes les yeux. Certain que tu ne dois pas te laisser entraîner par ses idées. Mais voilà qu’il te repousse. Il t’échappe un glapissement apeuré. Effrayé par cette monstruosité. Sa main agrippe ton col, alors qu’il te redresse avec lui. Tu cherches à soutenir son regard pénétrant. Et cette fois-ci, tu aimerais bien ne plus être la victime de l’invisible combattant. « Dans le monde y a pas de place pour des tarés qui délirent comme toi. Va te faire interner. » Sa main se dépose sur ta joue, quelque fois. Tu serres les dents. Cette fois-ci plus que jamais, tu te devais de lui prouver que tu n’étais pas dément. « C’est faux ! » Rugissement. Preuve de la colère qui te ronge lentement. Et tu ne le laisseras plus dire du mal sur toi. Tu ne le laisseras pas s’échapper d’entre tes bras. Plus jamais. Il ne fera plus jamais ça. Et voilà que tes mains se posent sur ses épaules. Sûr de tout, sûr de toi.

« C’est complètement faux, tout ce que tu dis là ! Je déraille pas. Mais j’ai fini par comprendre, tu sais. Je suis pas aveugle. J’ai fini par me rendre compte de toutes vos petites manigances. Mais j’comprends pas. Je comprends pas pourquoi vous en avez tous autant après moi, Gladwyn et toi. Et tous les autres, aussi. Tous ceux qui s’acharnent à me pourrir la vie. » Tu veux le pousser, mais la force te manque. Tu te contentes simplement de tenter d’ancrer tes doigts qui te semblent si boudinés dans sous sa clavicule. Tirer sa peau, tenter d’au moins le tirailler. La voie du silence. Le chemin de la violence. Et cette fois-ci, tu ne te noieras pas dans des nuits entières dédiées à l’errance. « Vous vous délectez silencieusement de mes échecs, n’est-ce pas ? Et dans le spectacle n’est pas suffisamment bien assuré, vous vous y mettez à plusieurs pour le provoquer. » Tu le regardes, tentant de mettre tout le mépris que tu possèdes dans tes prunelles. Peut-être devrais-tu craindre. Peut-être est-ce le moment d’avoir peur de ce qui pourrait t’arriver. Et cette fois-ci, le gamin maléfique ne te mettra pas à ses pieds. Tu songes tendrement à l’idée de te débattre, à l’envie de lui barrer son sentier. Et jamais, plus jamais, tu ne le laisseras s’en aller.


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