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 gladwyn † our pictures will become old photographs

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MessageSujet: gladwyn † our pictures will become old photographs   Lun 1 Avr - 15:50

Our pictures will become old photographs

L’errance. La déchéance, alors que tu erres sur le bord du trottoir. Perdu. Timide dans les grandes rues. La peur. Tu sens tous les regards du monde sur ton corps, alors que tu rougis de honte. Tu peux être certain qu’ils sont en train de critiquer ta grosseur, ton appétit surdimensionné. Tu souhaiterais te cacher. Te recroqueviller, au coin d’une ruelle sombre. A coup sûr, ils allaient attendre ce moment pour te descendre. Tu pouvais en être certain. Tu aurais voulu te mettre à courir. Tu gardes la tête baissée, sans oser admirer les fabuleux lampadaires au-dessus de ta tête. Tu fixes le bout de tes pieds. Intimidé. Tu ne sais même plus trop où aller. Tu respires tes craintes. Et alors, sans un mot, tu t’es élancé. Tu as aligné tes pas plus vite que jamais. Tu aurais voulu fuir ce monde. T’en aller vers l’autre. Si loin. A l’abri des autres. Tu as percuté des épaules innocentes, dévié de ta trajectoire. Tu as trébuché. Tu as réussi à garder l’équilibre, sans trop savoir comment. Et tu as continué sur ta lancée.

Et tu as débarqué dans une vieille salle aux couleurs rougeoyantes, guidé par une odeur de nourriture chaude. Tu as su que tu craquais. Qu’une fois de plus, tu ne parviendrais pas à lutter. Tu as manqué de t’évanouir de plaisir en sentant les aliments descendre dans ta gorge. Tu as oublié les sons. Les alentours se sont revêtus d’une texture floue. Et tu as ingurgité. Encore et encore. Sans faire réellement attention à ce que tu mangeais. Tu avais juste envie de mastiquer, de te gaver de cette substance vitale. Sans réfléchir. Sans l’envie de t’y attarder. Tu n’aspirais qu’à remplir ton ventre affamé. Combler le trou béant qui te faisait office d’estomac. Repas interminable.

Tu as alors contemplé ton visage dans ta tasse de café. Tu as réalisé l’importance de poids qui pesait en toi. Et le plaisir est devenu cauchemar. Tu t’es levé, et, dans un faux calme, tu as poussé la porte des toilettes. Tu t’es enfermé dans l’une d’elles, alors que tu sentais la chaleur te dévorer les yeux. Tu as senti cette odeur crade. Nauséabonde et écœurante. Et la crise a commencé. Tu as senti la panique s’emparer de ton corps. Tu as enfoncé des doigts poisseux au fond de ta gorge, avant que la graisse qui avait t’avait envahi ne se décide à s’immiscer plus profondément encore dans ton âme. Tu as craché tes tripes, en larmes. La gorge brûlée. Déchirée. La salive coulant d’entre tes lèvres. Tu t’es essuyé la bouche du mieux que tu pouvais. Dégouté. Tu t’es redressé, et tu es sorti pour rincer ta gorge et tes mains sales sous l’eau du robinet. Tremblant. Tu as relevé la tête, critiquant du regard chacune des parcelles de ton visage. Et c’est alors que tu as remarqué la touffe décolorée derrière toi. Tu t’es interrompu. Pas lui. Tu t’es perdu dans son reflet, tâché par la crasse du miroir, alors que l’eau s’écoulait lentement dans la vasque. A son regard, tu te doutais qu’il savait. L’idée de t’enfuir t’a traversé l’esprit. L’éviter. Mais tu te doutais qu’il te rattraperait avant que tu n’eus le temps d’esquisser la moindre tentative. Alors, sans dire un mot, tu t’es retourné, dans le seul but de l’observer autrement que dans la glace crasseuse. Tu t’es appuyé sur le rebord du meuble. Tu ne l’avais pas même entendu arriver. Il avait su se montrer aussi silencieux qu’à son habitude. Prédateur. Et un instant, tu as craint les idées qui pouvaient le traverser. Comme s’il s’était décidé à t’offrir toute une monstruosité.

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MessageSujet: Re: gladwyn † our pictures will become old photographs   Lun 1 Avr - 16:24




'' Our pictures will become old photographs ''

'' A ce qu'il parait, il faut vivre dans ce monde. J'ai beau réfléchir, je n'ai toujours pas trouvé de réponses à mon pourquoi. Pourquoi est-on obligé de vivre ? Certains vous diront que c'est comme ça, que la vie veut ça, et puis d'autres vous traiteront d'attardé, de fou. Suis-je fou ? Sûrement. Peut être pas un fou complet, mais un beau fou: le genre que l'on trouve dans la rue, qui est perdu et sans but. Le genre de fou qui n'est pas normal, et que tout le monde rejette. Ce fou là, oui c'est moi. Et être fou, dans un monde de fou, quoi de plus normal ? Et pourtant, je me sens si mal.. Pourquoi tout ce mal être ? Pourquoi toutes ses questions. Bloqué, je m'adossais au mur en me prenant la tête à deux mains : pourquoi tant de haine envers moi ? Pourquoi tout ses regards, et pourquoi étais-je sortis déjà ? Je me redressais et levais la tête, posant mes yeux verts sur le paysage autour de moi : des personnes, par dizaine, marchaient vite. Très vite. Tellement vite que ma tête tourna. Je cherchais une porte, une simple porte qui m'aiderait à aller mieux, une porte où le silence serait plus supportable que ce vacarme incessant. Taisez vous..

Je tournais la tête dans tout les sens, avançais doucement et mon regard se posa enfin sur ma liberté. Mes pas se guidèrent tout seul, et traversant la route sans regarder, j'arrivais intact à mon but. Je poussais la porte et, entendant un tas de paroles, je cherchais l'issue de secours à mon mal. Les toilettes droit devant, je marchais d'un pas décidé, mais la tête d'un torturé. Je serrais mon sac en bandoulière contre moi et essayant de ne pas m'écrouler, je marchais vers cette salle. Je poussais la porte et entendis alors une chasse d'eau couler. Je reculais de quelques pas pour ne pas être vu : je ne voulais pas voir quelqu'un. Ou que quelqu'un ne me voit. Je devais être en piteux état alors non, je ne voulais pas. Alors, visant un des cabinets, je m'apprêtais à y aller. Cependant, mon regard tourna furtivement vers cet homme.

Alors, tout fut trouble. Je lâchais mon sac qui retomba sur mon épaule et me fis faire un mouvement. Je penchais lentement la tête sur le côté et plissais légèrement les yeux. Rêvais-je ? étais-je repartis dans ce monde ? Je fus incapable de dire quoi que ce soit. Et lorsqu'il se retourna, je le fixais encore. Que pouvais-je dire ? Dîtes moi que faire, oh.. Je vous en supplie, ne me laissez pas le regarder comme ça, d'un air si tendre. Délivrez moi de ce sort, de l'attraction qu'il a sur moi. Je vous en supplie.. Faites quelque chose. ''
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MessageSujet: Re: gladwyn † our pictures will become old photographs   Sam 6 Avr - 13:30

Our pictures will become old photographs

Il t’a fixé, sans mot dire. Tu l’as longuement observé. Lui, ses cheveux blonds, sa peau pâle. Ses yeux verts, ses tâches, grains de beauté sur le visage. Son corps finement sculpté, le sac en bandoulière reposant négligemment sur son épaule. Pénétrant ton âme, fouillant chacun des moindres recoins où tu cachais tes secrets. Tu aurais voulu te recroqueviller, dans une veine tentative de protection. Violé. Mais, l’idée de t’établir sur le sol crasseux te répugnait. Tu as donc croisé tes bras contre ton torse, avant de détourner le regard. Un soupir s’est échappé d’entre tes lèvres, alors que tu t’affaissais légèrement sur toi-même. Incertain. Indécis. Intimité par ce dragon aux prunelles vertes. « Qu’est-ce que tu me veux ? » que tu as finalement lâché. Presque agressif. Tu tentais de lui faire oublier du mieux que tu pouvais ce qu’il savait. Parce qu’il était, à tes yeux, certain qu’il savait. Imaginons qu’il t’épiait. Tu l’en sentais capable.

« Pourquoi t'es là, hum ? » Tu n’avais pas envie de lui. De le voir, d’affronter ses remontrances. Tu t’étais si bien appliqué à l’éviter, ce n’était pas pour qu’il te tombe dessus à la moindre occasion. Tu as fixé le bout de tes pieds, presque décidé à te murer dans le silence. A ton tour. Enfant joueur. Gamin boudeur. Tu as soupiré. Calmement. Tu t’es laissé aller à tes souvenirs mutilés. Tu t’es autorisé à regarder les flashs que ta conscience t’offrait. Tu t’es souvenu de ses tentatives pour t’approcher. De celle qui a fini partout briser. Tu te souviens de la peur dans laquelle il t’avait poussé, alors qu’il tentait de t’entraîner dans ses filets. Crainte probablement justifiée. Tu aurais aimé ne plus jamais avoir à croiser son regard. Et, plus que tout, tu détestais la manière et l’envie qu’ils avaient tous pour s’approprier la place de ta mère. Cette façon qu’ils avaient de tenter de remplacer cette sorcière-là. Elle n’avait rien d’enviable. Rien de plus de cette énorme place. Elle n'avait le droit à rien de plus que de la crainte et de la soumission. Un peur suprême. Un instinct de domination. Qu’est-ce qu’ils trouvaient de bien à avoir sa place ? Tu as donc regardé le jeune homme avec toute une considération. Tu aurais souhaité réussir à lire en lui comme il réussissait à lire en toi. Sans la moindre hésitation. Sans aucun doute. Mais, tu te plaisais trop à te dire qu’il ne t’intéressait pas pour tenter le moindre effort. Ce n’était qu’un monstre étrange, assoiffé de perverses idées. Attaché à chacune des choses que tu refusais de t’imaginer. Tes cauchemars nocturnes étaient déjà bien assez.

Tu t’es alors doucement hissé, à la force de tes bras, sur le meuble de la vasque, confiant sur sa solidité. Espérant qu’il supporte, dans trop de difficultés, ton corps énorme. Le dégout a traversé ton visage, alors que tes yeux s’attardaient sur tes cuisses qui s’étalaient. Pressées par ton obésité. Tu as rougi de honte. Tu te serais presque senti capable d’aller le pousser pour qu’il détourne le regard. Tu te doutais que, intérieurement, il se moquait. Qu’il critiquait chacune des parcelles de ton corps affreux, qu’il refaisait chacune de tes facettes. Tes chevilles qui penchent, ta timidité. Tu ne savais comment tu réussissais à tenir debout, alors que l’envie de te plier sous le poids de ton corps, de te recroqueviller pour te cacher était bien plus forte que n’importe quoi d’autre. Et probablement qu’il avait raison. Contre lui, tu étais incapable de lutter.
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MessageSujet: Re: gladwyn † our pictures will become old photographs   Dim 7 Avr - 15:51

Gladwyn E. Daniels a écrit:



'' Our pictures will become old photographs ''

'' Il y a bien trop de choses sur Terre difficiles à supporter : trop de gens malheureux, trop de gens souffrant, trop de gens malades, trop de gens mécontents. Nous sommes tous des éternels insatisfaits : nous attendons, nous nous plaignons, nous ne faisons rien pour aller mieux. A vrai dire, nous ne cherchions pas le bonheur : c'était un mot que personne ne connaissais. Surtout pas moi, surtout pas lui. C'était quelque chose d'invisible qui semblait rassembler toutes ses forces pour ne pas nous croiser. Je le regardais. A vrai dire, j'étais incapable de faire quoi que ce soit d'autre : il était comme une sorte d'aimant, attirant mon regard perdu dans ce vaste océan de paysage. C'était comme si c'était le seul à pouvoir me stabiliser. Et pourtant ... Lorsqu'il ouvrit la bouche et me cracha ses mots, j'eus un mouvement de recul : toute cette haine dans sa voix, toute ce dégout pour moi. L'avais-je trahis à ce point ? Je plissais les yeux, me mordis la lèvre et avec tout le courage du monde, je tournais la tête vers la porte : devais-je sortir, et partir pour ne plus revenir ? Devais-je aller dans un toilette, sortir ce ciseaux et me percer la peau ? Devais-je aller me recroqueviller seul dans un coin, et ne plus bouger jusqu'à temps que la mort vienne me chercher ? Je ne savais pas. A vrai dire, j'avais cessé de savoir au moment même où j'avais croisé ses yeux. Deuxième phrase. Deuxième coup. Mes pieds joints, je retournais la tête vers lui. L'envie d'être aussi méchant me traversa l'esprit, mais la vue de ce si beau corps m'en empêchait. Cela, et autre chose. Quoi ? Je ne sais pas. L'attirance ? Le désir violent envers lui ? L'envie de le prendre contre moi ? Qu'est ce que je raconte maintenant.. Je secouais la tête pour faire sortir ces idées absurdes. J'aurais aimé ne jamais avoir à penser ça de toute ma vie. A vrai dire, j'aurais juste aimé ne jamais vivre, pour ne jamais avoir à encaisser la violence de ses mots. Trop de tout, tue le tout : j'avais juste envie de me mutilé, de voir le sang coulé et la chair coupée. Je voulais juste me sentir mieux l'espace de quelques secondes. Me dire que c'était finis et que ça ne recommencerait pas. Puis la douleur reviendrait et je replongerais dans ce monde. Je penchais la tête sur le côté, et après un long moment d'absence, la seule chose qui me vint à l'esprit, et sans ironie, était :

- Je suis content de te revoir. ''
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MessageSujet: Re: gladwyn † our pictures will become old photographs   Lun 8 Avr - 20:00

Our pictures will become old photographs

La gêne. Sa tête qui tourne, son regard qui te fuit. Tu es certain qu’il est dégouté. Dégouté par ton corps flasque. Tu le savais. Tu les apeurais. Tu en étais certain. Sa tête qui se tourne à nouveau vers toi. Semblant de considération. La violence de son regard. Tu manques de te replier sur toi-même. Effrayé. Paniqué à l’idée de ce qu’il pourrait bien t’infliger. Sa tête se secoue. « Je suis content de te revoir. » C’est tout ce qu’il a trouvé. Tu te demandes où se cache sa vile monstruosité. Ce qu’il compte d’affliger. Tu l’observes un instant, en silence. Enfoncé dans la perplexité. Le son de sa voix. Tu analyses. A la recherche d’une quelconque insanité. « Peut-être que moi aussi. » Tu ne sais comment t’avancer dans ses filets. Sautiller dans son terrain miné. Tu as l’impression de te retrouver face à une boîte armée. Au compte à rebours déclenché. Tu crains une mauvaise manipulation. Risque d’explosion. Dangerosité non mesurée. La peur t’étreint. Tu aimerais croire à sa sincérité. Mais la chose te semble compliquée. Avec lui plus qu’avec les autres. Et tu attends, sans le savoir vraiment, le déclic qui te permettra de te libérer. Silence. A nouveau, tes lèvres restent scellées. Guère habitué à discuter. Tu le sens si proche, mais si étranger. Tu ne sais comment te comporter. Alors, tu restes là, les bras croisés. Tu te rappelles de ses appels que tu as ignorés. Du téléphone, dont la sonnerie stridente retentissait dans le vide sans arrêt. Tu te prives toi-même de l’écouter. Et tu soupires, désabusé. Déjà trop attaché.

Et, brusquement, l’odeur infecte t’a semblée oppressante. Etouffante. Tu es descendu de ton perchoir, et, tu lui as saisi le poignet. Tu l’as entraîné à ta suite, jusqu’à ta table. Tu y as déposé la somme que tu devais, a enfilé ta veste presque large et presque trop longue, et tu as emporté le jeune homme vers l’extérieur. « Je veux partir d’ici, Gladwyn. » Tu ne sais ce qui te pousse à faire preuve de gentillesse avec lui. Sans doute l’envie de ne pas te prendre la tête. Peut-être lui accorderais-tu une seconde chance. Une permission impitoyable. Trop généreux. Trop bouffé par le stress pour lui donner ce qu’il méritait. Et, tout en marchant, tu as attendu. Tu as espéré des excuses qu’il n’avait pas à dire, des mots qu’il ne savait comment exprimer. Tout ça pour entendre le son de sa voix. Pour le savoir là. Parce que son silence te fait paniquer. Tu préfères le savoir concentré sur des mots qu’occupé à te critiquer. Et tu avances, sans réellement t’en préoccuper. Ecartelé entre l’envie de le fuir, et l’envie de rester. Gérer la vitesse de tes mouvements et la rapidité de tes pas te semble difficile. Tu trépignes. Et dans l’affaire, tu ne sais comment réellement l’aborder. Il se semblait trop inaccessible. Trop ancré dans l’humanité. Trop attaché à cette jeunesse déstructurée. Et tu soupires, déconcerté. Tu ne comprendras jamais ce qu’ils pouvaient y trouver. A ces étranges festivités. Te perdre dans des corps t’effrayait. Même pour oublier. Tu n’y trouvais aucun intérêt. Tu ne désirais qu’une chose. Tu voudrais juste l’entendre. Lui. Tu voudrais voir ses cheveux blancs voler au vent. Ce souvenir d’une enfance à peine oubliée. A peine vécue, probablement. Et, à nouveau, tu ne savais comment lui échapper …
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