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 Hell is paved with good intentions [Pawel]

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MessageSujet: Hell is paved with good intentions [Pawel]   Dim 24 Mar - 9:50


« Hell is paved with good intentions »
The devil is in the detail
Tes doigts dansent sur les cordes de ta guitare. De douces notes s'en échappent alors. Les passants se retournent vers toi pendant quelques secondes sans plus d'attention et retournent à leurs vraies préoccupations. Quelques-uns s'arrêtent et t'écoutent le temps d’une mélodie. Tu ne leur lance même pas un regard, tu sens seulement leur présence à tes côtés. Elle ne te dérange pas. Tu es même flattée qu’un petit groupe de gens apprécient ta musique. Tu accélère le rythme petit à petit. Les notes sont magnifiquement douces, comme des caresses. Ta musique te transporte. Des enfants dansent à tes côtés. Jusqu'à ce que le rythme ralentisse finalement avant de s'arrêter totalement. Quelques applaudissements retentissent pendant que tu te lève lentement et difficilement, la jambe douloureuse. Tu range ta guitare dans son étui, place celui-ci sur ton dos et tu attrapes ta canne d'un geste désinvolte.

Tu arrives à ton appartement désordonné et tu te jettes sur ton fauteuil de récupération défoncé. Tes fiches de cours éparpillées sur la table te désespèrent. Tu détaille tes habits étalés par terre et attrapes un bracelet épais posé sur ton canapé lit. Tu t’entreprends de ranger la pièce mais, la douleur a vite fait de te décourager. Tu saisis alors ta guitare et tu joues quelques notes. Des notes calmes et pleines d'émotion. Tu te sens bien pour la première fois depuis longtemps. Parfaitement apaisée. Autour de toi, tout se trouble. Tes meubles s'effacent avec lenteur avant de totalement disparaître. La pièce n’existe plus mais, tu sais exactement où tu vas atterrir.

Tu te trouve sur une plage de sable blanc tout aussi merveilleuse que dangereuse. Une plage du Wasteland. Ce monde que tu ne connais que trop bien. Les vagues viennent s'écraser sur le sable en créant de jolies notes emplies de caractère. Les oiseaux chantent de leur voix aigue pour les accompagner. Tout cela est magnifique. Rien ne peut plus te perturber à pars le bruit de pas marchant au rythme des vagues. Ces pas se mêlent innocemment mais parfaitement à la mélodie et étrangement, celle-ci raconte une histoire. Ton histoire. Le calme, la tranquillité, une certaine stabilité et tout à coup, la peur, le drame, la tristesse, la découverte, une sorte de renouveau.

Plus rien. La mer s'est calmée, les oiseaux ne chantent plus et disparaissent dans les cieux, les pas se sont arrêtés tout près de toi. Tu observe cette personne que tu n'avais jamais vue auparavant mais dont les traits te sont bizarrement familiers. Tu ne dis rien. Une bourrasque de vent souffle dans tes cheveux blonds, laissant apparaître ton visage pâle. Tu n’es pas maquillée. Tu n’en as pas eu le temps avant de te retrouver ici. Ton t-shirt large vient se coller sur ta peau blanche et tu sors tes mains de des poches de ton short pour le replacer. Ton tatouage au poignet est maintenant visible. Tu t'en rends compte et le cache avec ton bracelet. Tu es gênée que l'inconnu devant toi ait pu le voir, comme s'il en comprenait la signification. Tu reste plantée là tiraillée par l'envie de crier car tu crois l'avoir enfin retrouvé. Tu trépigne d’impatience car tu attends qu’il brise le silence.

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MessageSujet: Re: Hell is paved with good intentions [Pawel]   Lun 25 Mar - 20:36


Mirrors start to whisper …

Tu as brusquement coupé l’ordinateur. La page blanche a laissé place à un amas de pixels noirs. Tu as violement reculé. Tu ne pouvais pas continuer ainsi. Le réfrigérateur a bruyamment heurté le mur. Tu as tourné la tête. Il était là, à te sourire. A t’appeler. Tu as entendu ton ventre grogner. Agressif. Un gémissement a traversé ta gorge. Le frigo a tambouriné. Tu n’as pas faim. Tu n’as pas faim. Tu n’as pas faim. Et tu tentes de t’incruster ces mots en lettres lumineuses dans ta tête. Le frigidaire se démène. Dans un cri, tu as couru vers ta chambre. Tu as tiré le verrou, avant d’aller te prostré dans un coin, tremblant. Recroquevillé, les larmes aux yeux. Ne pas céder. Ne surtout pas céder. Tu as tenté de considérer la porte avec le plus grand des intérêts. Ne rien lâcher. Tu t’es levé. Ta main s’est posé sur la poignée. Insupportable cacophonie. Tu as vu ton corps boursoufflé dans le miroir. Tu as manqué de reculer. Tu as tiré sur la peau de tes hanches, pincé tes joues. Amas de graisse. Tu as relâché la porte, pour te glisser dans la salle de bain. Tu ne parviens même pas à retenir tes hoquets à moitié étouffés. Tu as ouvert l’armoire à pharmacie avec des gestes saccadés. La moitié des boites sont tombées sur le meuble de la salle d’eau. Tes doigts ont tourné le bouchon d’un flacon. Quelques cachets bleutés sont tombés au creux de ta paume. Tu les as gobés, sans prendre plus de temps pour les observer. Victoire. Tu as sorti la bouteille de sirop rose. Tu l’as pratiquement vidée. Et alors, soudainement apaisé, tu es retourné dans ta chambre. Tu t’es laissé choir sur ton lit. Et, en tombant, tu l’as traversé.

Le bruit des vagues. L’odeur salée. Le goût des embruns sur tes lèvres. Le sable qui coule entre tes doigts. Tu as relevé la tête, pour regarder autour de toi. Et alors, sans un mot, tu as couru pour te jeter dans l’eau. La tête la première dans ce liquide bleuté. Et tu t’es laissé flotter dans l’eau chaude, pataugeant quelque peu. Heureux. A ta manière, certainement. Tu as laissé ton corps s’agiter au gré des vagues, un instant. Et, alors, tu as reposé tes pieds dans le sable. Ton regard s’est perdu vers la plage. C’est alors que tu as remarqué l’être qui marchait. Tu t’es décidé à regagner le bord, étrangement intrigué. Tu as essuyé l’eau salée qui te coulait sur le visage. Tu t’es lentement approché. Ta langue a glissé sur tes lèvres, goûtant le sel qui s’y était déposé. Tu l’as suivie, doucement. Sans faire un bruit. Et, lorsqu’elle s’est arrêtée, tu as stoppé tes pas, toi aussi. Elle s’est tournée vers toi. Tu n’as osé dire un mot, intimidé. Le vent a alors secoué vos corps. Tu as découvert le visage qui se cachait sous l’amas de cheveux blonds. Tu as tenté de remettre en place ton tee-shirt trempé qui te collait à la peau. Geste partagé. Tu as suivi du regard ses fins poignets. Tu as distingué un symbole que tu n’eus pas même le temps d’analyser. Elle l’avait déjà caché derrière ses bracelets.

C’est alors que tu as souri. Confiant. Comme si vous aviez été fait pour vous trouver. A ce moment. « Viens avec moi … Là-bas … » Tu n’as pas vraiment certain qu’elle est entendue ton murmure, mais tu l’as tout de même pris doucement par le bras. Tendrement. Viens, on s’en va. Et tu as couru dans l’eau, l’entraînant avec toi. Sans réellement hésiter. Ta propre impulsivité t’a presque surpris. Mais tu n’aurais su résister à cette envie irrépressible. Tu as doucement poussé un peu d’eau vers elle, l’éclaboussant gentiment. Tendresse. Peut-être l’aurais-tu fui, autrement. Trop craintif pour t’adresser aux gens. Mais, ses grands yeux de la couleur de la mer t’inspiraient confiance. Tu y as perdu ton regard, sans, à nouveau, oser dire un mot. Dialogue muet, télépathie insensée. Et alors, à ton tour, tu as attendu d’entendre le son mélodieux de sa voix, la poésie qui briserait le tenace silence.
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MessageSujet: Re: Hell is paved with good intentions [Pawel]   Sam 30 Mar - 15:27


« Hell is paved with good intentions »
THE DEVIL IS IN THE DETAIL
Tu sens battre ton cœur à la chamade dans ta poitrine quand il te sourit gentiment. Tu as l’impression qu’il va s’en échapper. Ses yeux se plantent dans les tiens avec une telle intensité que tu as du mal à ne pas détourner le regard. Tu souris comme une crétine et joues avec une mèche de cheveux qui vole dans tous les sens. Son t-shirt mouillé plaqué contre sa peau à peine bronzée laisse deviner sa silhouette fine et élancée. Ses cheveux tombent un peu devant ses yeux. Tu te sens comme un petit rongeur attaqué par une buse beaucoup plus grande que toi. Tu vois une goutte d’eau glisser sur sa joue creuse. Tu tends la main vers son visage pour la lui enlever d’une caresse emplie de douceur. Le contact te libère soudain de ta prison de tristesse qui étouffait ce que les gens heureux appelaient « ta vie ». Un murmure ce fait entendre. Tu n’as pas entendu correctement ce qu’il a dit. Tu étais trop concentrée sur le timbre posé et tendre de sa voix. Tu es transportée.

Soudainement, il attrape ton bras et t’emmène avec lui vers la mer agitée. Tu t’arrêtes quelques secondes à la lisière de l’eau. Elle vient te lécher les pieds. Tu enlèves tes chaussures ainsi que ton t-shirt. Tu progresses prudemment dans l’eau en te dirigeant vers l’inconnu qui s’y trouve déjà. Un peu d’eau salée sur ton visage. Tu te venges avec une force bien moins supérieure à la sienne. L’eau ne l’attend même pas. C’est un jeu tendre. Un jeu. Cela faisait longtemps que tu ne t’étais pas amusée comme cela. Tu essaies de nouveau de l’éclabousser sans succès non-plus. « Rapproches-toi, que je puisse me venger ! » Tu ris doucement. Tu plonges sous l’abysse et nage en sa direction. Tu ouvres les yeux sous l’eau claire mais, étonnamment, elle ne te brûle pas comme l’eau de mer aurait pu faire. De tous petits poissons passent lentement devant toi. Tu émerge soudainement tout près de lui. Tu sens son souffle chaud sur ta peau mouillée. Tu remets tes cheveux en place. Tu t’approches de plus en plus de lui. Et soudainement, tu recules et lui envoies de l’eau dessus. « Et voilà ! » Tu te sens comme une enfant qui aurait un nouveau copain et qui ne voudrait plus le laisser. Un enfant qui veut seulement s’amuser avec lui. Un enfant n’ayant pas encore subit les douces méandres de la vie. N’ayant pas encore reçu ce cadeau qui t’explose à la figure quand tu l’ouvres.

La douleur de ta jambe t’a laissé tranquille. Elle s’est complètement évaporée alors que d’habitude ce n’est qu’une absence partielle. Tes yeux balayent l’étendue bleue devant toi. Tout est calme, paisible. Il n’y a plus que le bruit de vos rires mélangés à celui de l’eau s’écoulant. Tu vois en lui ce que tu croyais avoir perdu depuis des années. Tout n’est plus que merveilles autour de vous. Tout est bien trop parfait mais, pour toi rien n’est étrange. Ta vie devait certainement changer, devenir beaucoup mieux et ne plus avoir de problèmes. Tu te laisses bouger au rythme des flots. Une certaine nostalgie t’envahit. Ses yeux. Son sourire déchiré. Sa silhouette. Tout chez l’inconnu te rappelle Adam. La seule chose que tu souhaites est d’avoir droit à une autre chance.




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MessageSujet: Re: Hell is paved with good intentions [Pawel]   Mar 2 Avr - 20:08


Mirrors start to whisper …

La délicatesse. Tu la mouilles tendrement, juste après qu’elle soit entrée dans l’eau. Elle a tenté de répliquer, mais le liquide ne t’a même pas atteint. Tu lui as souri, encourageant. Taquin. Elle a recommencé. En vain. Tu étais encore trop loin. « Rapproches-toi, que je puisse me venger ! » Un éclat de rire cristallin secoue son corps. Tu ris toi aussi, emporté par le plaisir d’un jeu enfantin jamais joué. Tu as ris comme tu n’avais pas ris depuis bien longtemps. Comblé d’un semblant de bonheur. Epanoui dans cette étrange simplicité. Comme si les choses n’avaient plus aucune importance. Il n’était point nécessaire de leur en accorder.

Elle a plongé, se mouvant dans l’eau claire. Tu l’as observée, sans bouger. Et, brusquement, elle est sortie, t’aspergeant d’eau salée, avant de reculer. « Et voilà ! » La satisfaction. La voir heureuse te comblait presque. La voir fière d’elle et satisfaite t’emplissait d’une douce chaleur. Tu as souri, avant de croiser les bras sur ton torse. A la recherche d’une enfantine vengeance. Tu ignores presque la tristesse qui s’est lentement infiltrée dans ses yeux. Tu veux la voir sourire. Tu veux la voir joyeuse, heureuse de vivre. Et, soudain, tu t’es jeté en avant, l’entrainant avec toi. Vos corps se sont enfoncés dans l’eau translucide. Tu as plongé avec elle, sans la moindre hésitation. Tu as ouvert les paupières, légèrement craintif. Rien. Pas de brûlure du sel. Des poissons dans le fond. Le principe te retenait de tenter d’y respirer. Mais qui te garantissait que c’était impossible ? Rien, ni personne.

Tu t’es doucement détaché d’elle, la retenant uniquement par les doigts. Tu as laissé quelques bulles d’air s’échapper de ta bouche, alors que tu battais doucement des pieds pour avancer. Tu as observé les poissons dans le fond. Tu n’en avais jamais vu de semblable. Aucun de ceux que tu avais pu voir à l’aquarium n’égalaient ceux-là. Ils étaient, et de loin, les plus originaux. Tu as remarqué les coquillages. Brillants et colorés. Constellés de nervures dorées. Tu en as pointé quelques-uns du doigt, avant de remonter reprendre ton souffle à la surface. « Il y en a des semblables, chez toi ? » que tu as questionné. Curieux. Intéressé par ses origines. Et tu t’es laissé porter par les vagues. Le soleil baignait ton visage. Tu as oublié toutes les horreurs qui t’attendaient en bas. Presque heureux et accompli. Tu te serais laissé bercer par l’insouciance. Dans la quête de ne vouloir te formaliser sur les détails. Tu as serré ses doigts entre les siens. Pour t’assurer de sa présence. De crainte que le rêve ne vire au cauchemar. Tu lui fais confiance. Tellement. Plus qu’elle ne l’imagine, probablement. Et tu te laisses flotter, allégé de tes soucis. « Ne crois-tu pas que rien n’a d’importance ? » La phrase t’a échappé. Tu as fermé les paupières, te privant de la vue du ciel azur. Tu t’es uniquement focalisé sur ta main dans la sienne. Apaisé. Rassuré. Retrouvé dans son sourire brisé.
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MessageSujet: Re: Hell is paved with good intentions [Pawel]   Ven 26 Avr - 16:18


« Hell is paved with good intentions »
THE DEVIL IS IN THE DETAIL
Les cheveux volants au rythme du vent, tu observes cette silhouette magnifiquement découpée devant toi. Son étrange finesse te fascine. Cette sensation de chaleur qui t’enveloppe quand tu entends son rire doux et sincère. La plage se fait très peu visible de là où vous vous trouvez. Tu sais très bien qu’il ne faut pas te perdre dans ces eaux mais, c’est là que la mer est la plus belle. Les bras croisés sur le torse, il t’a observée longuement avant de plonger dans les profondeurs en t’entrainant avec lui. Les yeux ouverts, tu observe l’inconnu craintif à tes côtés. Ses yeux s’ouvrent lentement et, comme toi quand tu l’as fait, il semble étonné de ne sentir aucune douleur. Ton regard est soudain attiré par d’étranges couleurs en dessus de vous. Des poissons. Ils sont de toutes les couleurs. Simplement magnifique.

Soudainement, tu ne sens plus la présence rassurante de son corps auprès de toi. Seuls vos doigts se touchent encore. Tu avance lentement dans les eaux claires et paisibles. Tu ne pouvais t’empêcher de regarder ces poissons aux couleurs de l’arc-en-ciel. Tu n’avais d’ailleurs vu dans ta vie que des poissons rouge qui passaient un par un dans les toilettes. Il y avait aussi des pierres polies par la mer et les remous. Il te montra de magnifiques coquillages et vous êtes remontés pour respirer. Le soleil faisait étinceler les gouttes d’eau perlant sur vos peaux.
« Il y en a des semblables, chez toi ? » Te demanda-t-il. Tu repense à cette seule fois où tu étais allée à la mer et tu te rends compte que tu n’avais jamais vu de vrais coquillages avant. « Je n’ai vu des coquillages qu’en photo donc la comparaison n’est pas vraiment possible. Pourtant je viens de Naples et c’est au bord de la mer mais, j’en ai très peu de souvenirs, car j’ai déménagé à Paris à mes huit ans. » Avouas-tu.

Allongée sur l’eau à ses côtés, tu observes son visage aux yeux fermés. Un visage doux, quelque peu torturé par la vie. Que lui est-il arrivé pour qu’il se retrouve dans ce monde. Quand on arrive ici c’est pour la seule et unique raison que l’on a été brisé par un événement. Tu as chassé cette question de ton esprit. De ne pas penser aux mauvais souvenirs quand on arrive enfin à s’en créer de bons. Ses doigts se sont resserrés autour des tiens. Tout est beau autour de toi. Ta seule crainte est qu’il s’en aille. Ce que tu désire est que ce moment paisible et tendre dure tout le temps. Sa voix mélodieuse rompt soudainement le silence.
« Ne crois-tu pas que rien n’a d’importance ? » A vrai dire, tu n’en sais rien. Tu n’y as jamais réfléchis. « Pour l’Univers, les évènements de la vie d’une seule personne n’a pas d’importance mais, pour la personne qui en es victime ça en a. » Tu le regarde en vue d’une réaction de sa part. La seule vue de son visage te fait penser qu’en fait non, rien n’a d’importance. Le vent humide et tiède effleure vos peaux. Tu ne pense plus qu’à vos doigts entrelacés. Tu admire le beau ciel bleu qui se trouve au-dessus de toi. Tout n’est plus que paix autour de vous. Vous flottez tous deux côte à côte en ne se préoccupant de rien.



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MessageSujet: Re: Hell is paved with good intentions [Pawel]   Mer 1 Mai - 18:54


Mirrors start to whisper …

Et tu mourrais pour voir ses sourires. Pour la sentir heureuse tout près de toi. Et tu sens qu’à ses côtés, les choses sont de suite moins compliquées. Parce qu’elle ne semble pas chercher à te juger pour ton étrangeté. Et tu t’estimes allégé. Libéré, quelque peu dépossédé de ta créative craintivité. Tu oublies. Tu ignores les flashs qui tentent de traverser ta conscience, dans l’unique but de te ramener à la réalité. Et pour une fois, tu n’as plus la sensation d’étouffer. Fascinante particularité. Et à ce moment, tu as su. Tu as su que, quoiqu’il arrive, tu trouverais n’importe quel moyen pour revenir en ces lieux-ci. Quitter la vérité, pour t’enfoncer dans ce monde un peu mieux partagé. Profiter des instants avec elle. Et t’étaler dans cette fascinante neutralité.

Et alors que ta tête plongeait, tu les as vus. Véritables explosions colorées. Magnificence adorée. Un sourire a étiré encore un peu plus tes lèvres. Satisfait. « Je n’ai vu des coquillages qu’en photo donc la comparaison n’est pas vraiment possible. Pourtant je viens de Naples et c’est au bord de la mer mais, j’en ai très peu de souvenirs, car j’ai déménagé à Paris à mes huit ans. » Tu as hoché la tête, un peu rêveur. Paris. La Tour Eiffel, l’Arc de Triomphe. La Seine. Les rues pavées, le monde quelque peu pressé. Naples. L’Italie. Tu t’imaginais que la mer là-bas était loin de ressembler aux eaux troubles de Londres. Et qu’il y avait très certainement autre chose que des gros poissons chats. Peut-être que certaines choses ressemblaient à là-bas. Mais du peu de souvenirs que tu en conservais, celui-ci n’en faisait pas parti. Maman n’aimait pas la mer. Elle détestait l’eau. Elle haïssait les enfants hurlants, courants dans le sable, en en soulevant des quantités inimaginables à chaque pas. Alors, fatalement peut-être, elle ne t’y avait jamais emmené. Mais il n’était pas impossible que tu ne lui en veuilles pas le moins du monde. Réellement.

Tu as alors resserré tes doigts autour des siens, alors que vos corps flottaient. L’idée de lui répondre oralement t’a vaguement effleuré, mais déjà, d’autres mots te venaient à l’esprit. Et tu n’as point attendu pour les murmurer, au milieu des clapotis. « Pour l’Univers, les évènements de la vie d’une seule personne n’a pas d’importance mais, pour la personne qui en est victime ça en a. » Tu as entrouvert les lèvres, un instant, avant de doucement sourire. Quelque peu amer, peut-être. « Ce n’est pas impossible. Mais peut-être que les gens n’en ont parfois que faire des autres … Trop occupés à se soucier d’eux-mêmes, ils en oublient totalement les êtres qui les entourent. Ces gens qui souffrent silencieusement, du malheur des autres. Sans oser rien dire. Et parfois, leur jeu est tellement bien conçu que nous n’y voyons rien. C’était triste aussi, n’est-ce pas ? » Tes paupières se sont ouvertes un instant. Tu t’es senti divaguer, doucement, au gré des courants. Les flots ont emporté les méandres de tes pensées. Lentement. « Dis-moi ton nom … » que tu as doucement soufflé. « Pour que nous puissions nous retrouver .... » Tu t’es doucement douté que la fin approchait. Tu sentais ce train de retour siffler. Descente parfaite aux Enfers. Chute vertigineuse, un tant soit peu rendue heureuse. Ta conscience te hurlait presque de ne pas t’en séparer. Les effets se dissipaient, et, à nouveau, ton corps tendait de t’attraper. Te déposséder de ta liberté. Soumis aux étranges forces de la gravité. Et doucement, tu as tenté de serrer un peu plus les doigts fins de la jeune femme. Dans l’unique but de te rappeler, au milieu d’une connaissance qui avait tendance à s’effacer …
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MessageSujet: Re: Hell is paved with good intentions [Pawel]   Ven 31 Mai - 16:06



« Hell is paved with good intentions »
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Ton regard était doux égard. Tu ne peux t’empêcher de lui lancer des regards. Ton cœur semble vouloir sortir de ta poitrine. Tu as l’impression que le temps s’est arrêté autour de vous, que tu pourrais rester des heures comme cela, au milieu de nulle part. L’eau froide te gèle la peau mais, tu n’en as rien à faire. Le vent humide et tiède effleure vos peaux. Tu ne penses qu’à vos doigts simplement entrelacés. Tout n’est plus que paix. Vous flottez tous deux côtes à côtes sans plus vous préoccuper de rien. Tu cherches son regard, ses yeux sombres de la même couleur que l’océan qui vous entoure.

Tu ne pense même plus à aborder tes problèmes. Tu ne peux que te souvenir du passé. De ces moments d’allégresse. De joie. Ce que tu n’avais plus ressentis depuis maintenant trop longtemps. L’orage de ton esprit s’est lentement écarté. Des nuages blancs, voilà tout ce qu’il reste dans ton cœur.

En parlant de tes origines, tu penses soudainement aux siennes. D’où pouvait-il venir ? Tu n’as jamais vu des traits de visage comme les siens. Tu n’as entendu que quelques fois le son posé de sa voix. Tu ne sais rien de lui, la seule chose que tu sais est que tu te sens bien avec lui. Tu te sens bien comme jamais depuis des années.  Au moment où cette idée t’effleurait l’esprit, ses doigts agrippèrent ta main. Il eut un léger sourire. Le plus posé que tu n’aies jamais vu.
«Ce n’est pas impossible. Mais peut-être que les gens n’en ont parfois que faire des autres … Trop occupés à se soucier d’eux-mêmes, ils en oublient totalement les êtres qui les entourent. Ces gens qui souffrent silencieusement, du malheur des autres. Sans oser rien dire. Et parfois, leur jeu est tellement bien conçu que nous n’y voyons rien. C’était triste aussi, n’est-ce pas ?  » Tu médites ses paroles sans un geste, ne sachant que répondre. Ses yeux se sont alors ouverts et tu as plongé les tiens dans les siens. Vos corps proches flottaient au gré du courant. « Dis-moi ton nom … » Il murmura ces paroles d’une voix presque inaudible.« Pour que nous puissions nous retrouver....»

Tu souris intérieurement. Tes doigts se séparent lentement des siens et tu plonges ton corps sous l’eau. Ressortant de l’écume, tu attrapes doucement ses avant-bras. « Luce, c’est mon nom...» Tu te rapproches de lui en attrapant son visage entre tes doigts, les faisant glisser sur les lignes dessinées par les creux de ses joues. Sans le quitter des yeux, tu mets tes mains autour de son cou. Tu approches ton visage du sien et sens son haleine tiède sur ta peau. Tes lèvres viennent d’abord se poser sur ses joues puis, sur ses lèvres. Tu gouttes le gout de sel posées sur sa peau. Tout disparaît autour de vous. Plus rien n’existe. Tu t’écarte de lui et l’enlace doucement, vos corps plongés dans l’eau.  « Je ne t’oublierais pas, je reviendrais et je te retrouverais. »

Douleur. Tu t'éloigne, te mettant dos à lui. Cette violente douleur qui te traverse horriblement la jambe. T'immobilisant totalement. Tu ne veux pas qu'il voie ton visage décomposé par la douleur. Des flash-back de l'accident apparaissent, tu te sens mourir. Puis, elle finit par s'estomper. Tu te retournes alors et lui souris. Malgré les larmes qui s'apprêtent à couler sur ton visage, tu espères qu'il les prendra pour des gouttes d'eau. Sans vraiment en être convaincue. Tu attrapes de nouveau rapidement sa main. Trop rapidement. Tu veux pouvoir te souvenir de cette sensation aussi longtemps que possible. Si la terre venait à s'écrouler, tu veux que ce soit la dernière chose qui te revienne à l'esprit. Il resserra son étreinte autour de tes mains. Il sentait lui aussi que le moment de se séparer de toi approchait. C'était trop tôt. Cette passe de bonheur avait été beaucoup trop courte. Et elle serait bien vite effacée par la douleur.



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MessageSujet: Re: Hell is paved with good intentions [Pawel]   Sam 1 Juin - 20:02


Mirrors start to whisper …

Dans l’eau, son corps s’efface. Tu te redresses doucement, laissant tes pieds chercher le fond. Sans vraiment être certain de le toucher. Et, telle sirène au milieu des flots, elle perce les eaux. « Luce, c’est mon nom ... » Tu souris doucement à ses mots, alors que tu remarques que ses paumes sont venues presser tes avant-bras. « Paweł … » A ton tour, tu souffles calmement. Dans l’espoir de ne pas effrayer ce petit être doré. Et alors, ses mains s’avancent sur ton corps. Tu retiens ton souffle. Effrayé. Attendant ce qu’il va se passer. Sa bouche délicate se glisse sur tes joues. Vague d’étranges souvenirs. Tu aimerais ne plus jamais penser. Vous laisser aller, toi, et tes idées. Ta bouche caresse la tienne. Doucement. Léger mouvement de recul. Apeuré. Rattrapé par ton passé. Tu revois ton corps d’enfant isolé. Ses yeux exorbités. Perdu sous le contact de ses cheveux mouillés. Et malgré tout ça, tu sens une douce chaleur t’envahir. Apaisé, peut-être. Rassuré par ses mots passés, presque certain qu’elle ne chercherait pas à te blesser. Et ses lèvres se détachent des tiennes, sans même que tu n’aies le temps de te décider à lui offrir ce que, peut-être, elle t’avait quémandé. « Je ne t’oublierais pas, je reviendrais et je te retrouverais. » Un peu empoté, tu ne sais vraiment quoi faire de tes longs bras. Situation inconnue. Tu ne sais plus à quoi penser. Tu ne sais plus comment te manœuvrer. Alors, hésitant, tes mains viennent se poser dans son dos, doucement. Rassuré qu’elle ne t’abandonne pas au premier tournant.

Et son corps s’éloigne du tien, lui tourne le dos. Tu l’observes un instant, hésitant. Peut-être l’as-tu blessée. Dérangée par ton étrangeté. Froideur jamais révélée. Chaleur jamais explorée. Et tu crains que le goût délicat de ses lèvres ne se transforme en cauchemar. Odeur sans nom. Que de ta bouche les lèvres de la sorcière prennent possession. Tu as peur que l’oiseau blond devant toi se transforme en horreur à la peau dégoulinante. Imagine un instant ses griffes lacérant ta peau, griffant tes os. Sempiternel, ton passé couvre tes plus joyeuses idées. Tu ne parviendras probablement jamais à échapper à la fatidique réalité. Faon effarouché. Imagine qu’elle se décide à venir te chercher. Et alors, sans mot dire, tu essuies la détresse qui perle au coin d’une de tes paupières. Apeuré par des idées semblant dater d’hier. Perdu dans les étranges conventions que tu n’as jamais réussi à appliquer, sans trop savoir que faire. Et les choses autour de toi s’estompent doucement, alors qu’elle se retourne, te laissant une dernière fois t’égarer dans ses yeux lagons. Et alors, sa main s’empare une dernière fois de la tienne. Elle semble velours sur ta peau. Irréelle. Tu glisses un de tes doigts sur ses larmoyantes paupières. Attendri au milieu de la panique qui t’envahit. « Il ne faut pas pleurer.. » Et tu sers sa paume, dans l’espoir que cette chose ne s’arrête jamais. Mais on ne peut remédier à l’inévitable. A l’issue implacable. « A bientôt, Luce ; je serais là bientôt … » Ton doigts sur sa joue s’est effacé. Et, translucide, ton corps dans l’eau s’est enfoncé. Et, en fermant les paupières, doucement, tu lui as souris. Dans l’espoir de ne jamais tomber dans l’oubli.

Tes yeux se sont ouverts, se heurtant à la pièce morne et terne. Un soupir s’est échappé d’entre tes lèvres. Déçu à l’idée que ce se soit déjà terminé. Trop brève rencontre, connaissance qui te sera peut-être trop vite retirée. Et tu t’es doucement recroquevillé, pour te mettre à pleurer. A moitié libéré de ces chaines entravant ta liberté. Dans le silence apaisant. Soulagé, mais tiraillé par tes destructrices pensées. Il n’y aura pas de place pour cette accablante réalité. Mais tu ne peux t’empêcher de lui laisser tout l’espace qui t’était attribué. Prêt à offrir ton âme à la sorcière se nourrissant de tes nuits, au monstre naissant de tes secrets.
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