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 don't let me down ( pino )

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MessageSujet: don't let me down ( pino )   Dim 20 Jan - 18:43


Je me repasse la scène sans arrêt en mémoire. Mon dernier anniversaire, ou le jour j’ai montré que je n’étais pas vraiment saine d’esprit et que j’avais quelques problèmes dirons-nous avec les bougies. Je peux encore me repasser en mémoire combien j’avais préparé chaque détails de mon rendez-vous avec Pino en espérant que cette fois-ci, j’aurais le courage de lui parler. Je me repasse mon arrivée et la sienne. Nous n’avons même pas eu le temps de dire quelques mots que déjà, je l’envoyais valsé en rentrant chez moi en courant. C’est dans ces moments que j’aimerais être la fille normale que je parais être aux yeux des autres, mais c’est un faux tout ça, peut-être bien que je devrais le conseil de mon oncle et consulter quelqu’un pour m’aider. Cela fait plusieurs semaines aujourd’hui que cette scène s’est produite et depuis j’évite scrupuleusement le spectateur de ma folie. La honte et forcément la peur d’avoir tout gâché font pression en moi pour rester là où je suis et faire attention à ce qu’il n’ait parlé de ça à personne ; seulement j’ai aussi envie de le voir parce que le manque et l’impression de faire une erreur me hantent. C’est pourquoi, ce matin je prends mon courage à deux mains pour refaire le chemin que j’ai fait ce jour-là jusque chez lui. Je reproduis mentalement la scène en gardant en tête que je ne dois pas faire demi-tour et qu’aussi peureuse que je suis, je ne suis pas lâche. Arrivée dans la cour, la maison paraît déserte. Je me risque tout de même à frapper et reste sans réponse. Je sais que je pourrais tout aussi bien faire demi-tour mais je sais qu’il est là, je n’ai qu’à côté mon oreille contre la porte pour entendre la musique qui provient certainement du premier étage, là où est sa chambre. Alors je tente un gros coup, j’ouvre la porte d’entrée sans même me soucier que je ne suis pas chez moi. Enfin, je fais une prière au cas où pour que ses parents soient en déplacement. Ca me gênerais horriblement de me retrouver face à eux. « Pino ! » J’appelle dans l’espoir d’avoir une réponse mettant fin à la sensation d’être une voleuse mais je n’obtiens pas de réponse, même le son à l’étage ne baisse pas. Probablement ne m’a-t-il pas entendu alors je suis la musique, je monte les escaliers sans faire trop de bruit et je pousse la porte me séparant de la chaine hi-fi et également de mon ami. Il est là, dans la pièce, allongé sur le lit, le bras ensanglanté et le visage si blanc qu’à côté j’ai l’air de revenir de vacances au soleil. Le stress monte, la peur aussi, puis la panique. Bizarrement mon premier réflexe n’est même pas d’aller vers lui mais d’éteindre la musique devenu insupportable à entendre. « Pino ! » Je cris son nom comme si ça allait avoir le pouvoir de le réveiller. La panique agit et je m’empresse de le secouer dans tous les sens en espérant le faire réagir, il est sûrement qu’à demi conscient et son bras, j’essaie d’appuyer dessus pour que la plaie s’arrête de saigner. Les larmes envahissent mon visage, je dois appeler une ambulance. Je sors de la pièce pour retrouver le téléphone familial mais au lieu de ça, au lieu d’être dans le couloir, c’est dans une immense fête foraine que je me retrouve, dans le Teenage Wasteland. J’ai très certainement du m’évanouir et je me hais. J’ai cédé à la panique, elle m’a emmené ici et je ne pourrais rien faire avant d’être réveillé et à ce moment là … J’en pleure, il va mourir par ma faute.
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MessageSujet: Re: don't let me down ( pino )   Dim 20 Jan - 22:24


vide et déserte. vacante de monde. cette maison, mon cœur. il n'y a de grande différence. elle, elle subit les allées et venues de personnes qu'elle accepte, toujours et encore. le mien, il s'ouvre, il s'abandonne aux individus. il espère toujours et encore l'amour. réciprocité, tout autant. malheureusement, rien ne se réalise comme dans ses plans. un sombre problème apparait inlassablement. il brise son utopie, et n'en reste que les cendres. amères et froides, elles demeurent. elles m'étouffent, et ne garantissent qu'une mort. de mon gré, peut être. et mon cœur lui, renait à chaque fois plus tout à fait le même. il est transparent, livide. on dirait que quelque démon lui a volé son essence, pour le laisser ainsi moribond. il s'amuse à le voir souffrir, indéfiniment. il se délecte de cette souffrance infinie ; de ce désespoir qui n'a de fin. afin d'augmenter son vile plaisir, il rend la douleur d'avantage horrible. insoutenable. la peine s'accroit toujours. et s'en suit une fenêtre ouverte laissant la lumière apparaître, pour mieux détruire, sans doute. à la manière de cet après midi où tout aurait dû être rose, rempli de joyeuses licornes aux excréments papillons. pourtant, une erreur : la mienne. les bougies t'ont effrayées. je comprends que trop tard la raison. puis, ma lettre. fraichement déposée sur ton oreiller baigné dans ton odeur douce et légère. j'avoue l'avoir humé quelques minutes. j'y ai mis mon âme, je pense. peut être la partie la moins sombre et destructrice, la plus saine se plaisent à dire les anges. une larme s'esquisse dans sa solitude, sur ma joue. je n'ose l'essuyer, de peur de briser encore une fragilité. je m'écroule sur mon lit, éreinté. je ne souhaite que disparaître. partir loin, mais l'homme me dégoute. ses injustices, son manque d'humanité ne font que me conforter dans l'idée de quitter la vie, tout simplement. un soupire s'échappe de mes lèvres en cœur. ma main cherche à tâtons quelque chose dont j'aurais préféré taire le nom. je m'en saisis, et le caresse étrangement. tranchante. doucement, la musique se met, du nirvana. j'embrasse presque mon salut, du bout des lèvres. je me blesse presque. le petit chat s'approche de mon poignet droit. il s'y attarde à la manière d'une nouvelle chose. pourtant, ils se connaissent. j'appuie alors. avec force. le sang perle, puis se transforme en torrent. un flot incessant. un flot vermeil et luisant. merveille. je divague peu à peu, et mes sens me lâchent un à un, à la manière de fines cordelettes qui soutiennent quelque chose trop important. je me meure, doucement. je suis dans un état d'extase étrange, à demi ailleurs. je me sens partir. un espace transitoire. ni la mort ni la vie, je songe avec gravité. wasteland murmure mon cœur. je perçois mon diminutif tout bas, mais trop tard. mon corps prend de la consistance. une délicieuse senteur de barbe à papa m'attire. mes yeux s'ouvrent difficilement. ma douleur est présente : pas encore le paradis. je me campe sur mes genoux, portant une main rougeâtre à ma plaie. pur réflexe. peu à peu, le mal physique disparait, et apaise celle de mon esprit. triste contrepartie. mes yeux se portent sur une forme qui apparait, même s'ils ne demandent qu'à se fermer. je me fais violence par curiosité. mon cœur rate un battement. anezia. ma belle. mon amoureuse que j'aime même si ce n'est guère réciproque. je parviens tout juste à murmurer son délicieux prénom. je m'en veux de paraître si faible devant elle, encore une fois. « anezia ? »
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MessageSujet: Re: don't let me down ( pino )   Mar 22 Jan - 22:02

Mon Dieu ! Qu’ai-je fait ? Pourquoi est-ce qu’il a fallu que ça m’arrive à un moment aussi fatidique ? M’évanouir. Perdre le contrôle de mes sens. De mon corps. D’ordinaire, le Wasteland est un endroit que j’aime retrouver pour la paix qu’il m’apporte, l’échappée belle qu’il me permet. Mais aujourd’hui je ne sens qu’une odeur de soufre mélangé à un vieux goût de cendre dans ma gorge. Alors c’est ça le parfum de la culpabilité ? La culpabilité de n’avoir pu sauver quelqu’un alors que j’aurais pu. J’en perds le souffle, j’essaie de respirer mais je ne contrôle rien. Je pense être en train de faire une belle crise d’angoisse au beau milieu de cette fête foraine et j’ai du mal à garder le dessus. Seulement bien sûr, on n’est pas dans le monde réel et je n’ai pas mon inhalateur pour m’aider à vaincre ma crise. Les minutes s’écoulent et la foule autour de moi n’a pas l’air de prendre garde à mon malaise. Je suis debout, pétrifiée au milieu d’une marée humaine. Juste une anonyme parmi tant d’autres. C’est angoissant. Je ne pleure plus. Je ne sais pas si c’est bon signe ou même signe d’autres choses mais j’ai surpassé ma détresse pour me focaliser sur ce qu’il y’a d’important maintenant. Il faut que je me réveille. Il faut que je reprenne conscience rapidement avant que Pinocchio n’ait fini de se vider de son sang. Mon Dieu ! Ca sera entièrement de ma faute s’il venait à … Je n’arrive même pas à le penser. J’aurais du venir le voir plus tôt. M’expliquer sur comment j’ai agis. Lui dire que ça n’était pas sa faute. Me dévoiler au risque de le perdre. Tout lui dire sur celle que je cache activement. Oui, j’aurais du m’y prendre plus tôt. Et maintenant, j’aurais tout le temps de regretter. Toute ma vie. J’aimerais être morte pour ne pas vivre avec ce regret. Et tous ces gens autour de moi. Cette musique qui résonne partout dans ma tête. Ces cris. Ces rires. Tout ça tourbillonne dans ma tête et je sens que je quitte la terre. Finalement quelqu’un a l’air de vouloir venir me voir, un de ces bonhommes vêtu d’un costume de nounours comme on en trouve dans les fêtes foraine. D’un côté, c’est là que je suis. Il me tend un ballon, peut-être après avoir remarqué que je suis la seule à ne pas m’amuser. Non, je ne m’amuse pas. Je ne voulais pas être là. Je ne veux pas y être. Je veux rentrer chez moi et agir. La colère grimpe, elle monte en moi et poussée par un genre d’adrénaline je ne parviens pas à me calmer. Parce que c’est ça mon terrible secret, je ne parviens pas à me contrôler quand les émotions prennent possession de moi et ce pauvre type, c’est lui qui en fait les frais quand je rejette son offrande et que je me met à le frapper. C’est comme si j’observais la scène à l’extérieur de mon propre corps sans pouvoir agir une nouvelle fois. C’est ça, je deviens hystérique. Je frappe. Je le bat même. Je le pose à terre sans aucun signe de défense de sa part, sans même que les autres autour de nous ne s’en rende compte. J’hurle aussi fort que je le peux. C’est ça, je deviens folle à finalement faire réagir les autres qui s’écartent de moi. C’est moi la bête de foire et la honte de l’être ne m’empêche pas de continuer à frapper dans une espèce de grosse peluche à terre. Mon Dieu, pourquoi suis-je comme ça ? Aussi dégénérée.
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